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Bovins
Quand l’offre s’allège les prix s’engraissent

Dans un contexte plutôt morose pour la production bovine, les cours de la viande bovine sont favorables dans une période traditionnellement calme.

En cet été 2011, les cours des gros bovins et notamment des jeunes bovins sont atypiques. Une dynamique haussière des prix des gros bovins se consolide depuis la fin juin. Cette hausse générale est confirmée dans les catégories les plus demandées : les vaches de réforme et les jeunes bovins. Face à une offre limitée pour les vaches de réforme, la demande se reporte sur les animaux mâles pour répondre et satisfaire la demande en produits carnés. Ainsi, une bonne valorisation des jeunes bovins est largement confirmée depuis la première semaine de juillet. Depuis plusieurs semaines maintenant, les cours des jeunes bovins sont à la hausse avec des cours pour les JB U à 3,68 € en semaine 33 contre 3,38 € en semaine 25. L’offre, en deçà de la demande, conduit à l’approvisionnement parfois délicat des outils d’abattage. Cette situation de pénurie peut expliquer la hausse récente des cours. Au vu des cheptels en place dans les exploitations à ce jour, une rupture de marchandise est envisageable pour le mois de septembre. « Aujourd’hui les entreprises prennent peut-être conscience qu’au vu des prix bas les éleveurs décapitalisent. Au risque d’une pénurie de marchandise, les abatteurs tirent les prix à la hausse pour stimuler les éleveurs », précise Alain Chabauty, président de la section bovine de la Fnsea Poitou-Charentes. Au-delà des besoins de viande pour faire tourner les outils, sous la pression exercée par la production et très certainement par les pouvoirs publics, les entreprises jouent la carte de la hausse des prix. L’enjeu est bien d’inciter les producteurs à mettre en place dans leur atelier des animaux à l’engraissement. Ces mises en place sont toutefois conditionnées par le coût de production. Si l’on prend l’exemple du coût de production d’un JB U charolais évalué en 2010 à 3,82 €, malgré les récentes augmentations le compte n’y est pas. Tout en restant objectif, avec cette dynamique haussière des prix, les réflexions engagées sur les troupeaux ne peuvent être que positives.Un plan d’aide à l’engraissement en projet
Le ministère a annoncé, fin juillet à Bruxelles, le projet d’une aide à l’engraissement des jeunes bovins qui pourrait être effectif à partir de 2012. Ce plan serait doté de 8 millions d’euros dans le cadre des ajustements annuels prévus par le règlement PAC au titre de l’article 68. Même si aujourd’hui l’Etat possède peu de marge de manœuvre sur ces aides directes, l’ensemble des pistes est étudié.Dans un contexte difficile, cette aide financière ne doit pas constituer un simple soutien à l’animal qui aurait pour conséquence d’entretenir des prix bas voire de les faire baisser d’autant. L’objectif ne doit pas être dans le contexte actuel de seulement chercher à favoriser la mise en place des animaux et de produire sans rentabilité suffisante. La Fédération nationale bovine, via la définition des critères d’application, aspire à ce que cette aide, au-delà d’un soutien financier, constitue une mesure porteuse de perspectives pour les éleveurs. Ainsi, la FNB a demandé que cette mesure soit liée à une contractualisation avec un abatteur, ou plus avec un distributeur, et pour un contrat d’au moins cinq ans, de façon à impliquer un réel engagement de l’ensemble des acteurs de la filière.
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