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Qualité et fait maison : une recette qui marche toujours

  Depuis le mois de mai dernier, Quentin Chauveau a installé sa boucherie à Montamisé. Ce jeune artisan passionné s’est déjà constitué une clientèle fidèle.

Quentin Chauveau tient sa boucherie à Montamisé avec 3 salariés, depuis le mois de mai. 
© Elisabeth Hersand

Alors que le véganisme pourrait faire craindre la disparition des bouchers en milieu rural, certains artisans n’hésitent pas à s’y installer. C’est le cas notamment de Quentin Chauveau. Lui qui tenait une boucherie depuis 2015 à Dissay a investi la commune de Montamisé en mai 2022. «J’avais envie de changer, et je souhaitais une boutique plus grande» explique le jeune homme. «Les végans, c’est une mode, et c’est surtout dans les grandes villes» estime-t-il. Et effectivement, les clients se succèdent dans sa boucherie. Des  gens de tous les âges, depuis les trentenaires jusqu’aux retraités, qui habitent Montamisé, mais aussi Poitiers et les communes alentour. «Certains travaillent à Poitiers, mais habitent à Chauvigny, à la Roche-Posay. C’est sur leur passage». Mais plus que sa facilité d’accès, c’est certainement la qualité des produits proposés dans sa boutique que les consommateurs viennent chercher. «En volailles, nous proposons uniquement du Label Rouge, des Landes, car ce sont les meilleures!» lance Quentin Chauveau. Les autres viandes arrivent d’encore moins loin: le porc vient de Vendée, le veau du Limousin, le bœuf (de la Parthenaise) de la Vienne, et l’agneau du Poitou-Charentes (avec l’appellation). Le boucher propose également de nombreux produits transformés dans son atelier: charcuterie, meguez, saucisses, brochettes et de nombreuses viandes pour le barbecue, comme des broches min-kebabs, qui ont eu un succès cet été. «Nous vendons aussi des plats fait maison, et nous avons une activité traiteur» ajoute le boucher qui a également sélectionné des produits locaux pour les vendre dans sa boutique: vins, jus de fruits, biscuits.... Un travail qui a permis à Quentin Chauveau de décrocher le titre de «Compagnon du goût», au printemps dernier. Dans le contexte actuel d’inflation, l’artisan constate un tassement des achats de viande rouge. «Les clients se reportent plus sur la volaille. Les achats de rosbifs se font plutôt durant le week-end» Une tendance qui n’inquiète pas le boucher, qui pense que les fêtes de fin d’année vont permettre de faire augmenter les ventes.

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