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Port Atlantique imagine des aménagements pour préparer son futur

Le port rochelais envisage de construire et d’aménager. But : augmenter le trafic sur de nouveaux produits.

Les projets de Port Atlantique pour augmenter les trafics futurs.
Les projets de Port Atlantique pour augmenter les trafics futurs.
© AC

«D’ici 2025, Port Atlantique La Rochelle souhaite réaliser une série d’aménagements.» On était habitué à la variation des chiffres, à des nouveaux produits embarqués ou débarqués. Habitué à dire que ce sixième port français était le second français pour les céréales, le premier en produits forestiers, le second européen en pâte à papier. Alors avec 9,6 Mt en 2016 (voir notre édition du 19 janvier), Port Atlantique veut atteindre les 12 Mt. Comment ? Pas ou très peu d’espace en arrière du port, la ville s’est blottie là. Alors il gagne depuis des années sur la mer, comble des vastes espaces en créant des quais ; C’était le cas sur l’Anse Saint Marc. Et aujourd’hui, ou plutôt à l’horizon 7 ans, Port Atlantique entend étendre ses 310 ha (275 ha terrestres, 70 000 m2 de stockages couverts) pour accueillir, en été en mesure d’accueillir de nouveaux trafics : conteneurs, éoliennes, pâtes à papier, colis lourds. Même si on rejette de manière incantatoire que le port est en eaux profondes, la taille des bateaux va à l’agrandissement. De plus en plus long, plus large, plus profond. Il faut donc «dérocter» les quais, draguer les accès maritimes, créer des quais plus longs. 80 M€ de projets en tranches : un nouveau quai à Chef de quai, un terminal d’accostage à l’Anse Saint Marc, l’aménagement de la vaste zone de la Repentie au pied du Pont de Ré.
A Chef de Baie, on devrait mettre à niveau la plate-forme, créer un front de quai, remblayer, puis poser un revêtement. Le tout pour en faire «un hub logistique» qui pourrait accueillir des navires jusqu’à 85 000 t. Et pourquoi pas là une activité conteneurs  ? L’opérateur est aujourd’hui Boloré, pour la pâte à papier venu d’Amérique du Sud. «Long de 250 m maximum, le nouveau quai pourrait accueillir les navires de nouvelle génération» assure Philippe Guillard. Les fameux «paperblucks», navires de 6ième génération. «Aujourd’hui, ils ne peuvent accoster que 4 jours dans l’année, le nouveau quai permettra leur accostage 25 jours par mois.»

La Repentie pour les éoliennes


Pour l’Anse Saint Marc 3, il s’agit de bâtir et de positionner un nouveau terminal pour les énergies marines renouvelables. Premier objectif : desservir la toute nouvelle zone Sud de la repentie. 4 ha et un quai en prolongement de celui de l’Anse St Marc 2. 25 M€.
Pour la Repentie, on va toucher à l’antique viaduc môle d’escale en le raccourcissant. Mais surtout, on va créer, ex nihilo, 10 ha de terre-plein, supplémentaire en complément des 35 ha de l’Anse Saint Marc. La digue «d’enclôture» a été finie en 2012. En 2016, on l’a rehaussée, submersions obligent. On va faire les embranchements ferroviaires. Port Atlantique n’oublie pas son objectif d’augmenter ses trafics ferrés. Tout cela pour y servir de base arrière aux constructions de parcs éoliens offshore. Notamment celui au large d’Oléron.

Acceptabilité


Quatre chantiers que Port Atlantique souhaite «acceptables» pour l’environnement et la ville toute proche. On signe la phase explicative, dévoile intentions, procédés, modes d’interventions, techniques choisies. «Nous voulons nous inscrire très en amont dans ces projets prévus au contrat de plan Etat-Région 2015-2020.» Très inclusif, Port Atlantique insère sa stratégie offensive dans «la discussion générale», n’excluant aucun aspect. Les chantiers devront passer dans les fourches caudines du Parc marin pour un avis conforme. «Le trafic est en nette croissance. +3,6 % à l’horizon 2040.» assure Michel Puyrazat, le directeur général de Port Atlantique. «Les armateurs commencent à anticiper. Nous aussi.» Reprendre des parts de marchés, sans s’enfermer dans celui des céréales, fluctuant pour mauvaises récoltes ou commerce atone, voilà l’anticipation de Port Atlantique. «Ambition» dit Michel Puyrazat. Soignant «l’interface ville-port», Port Atlantique s’y prend à l’avance. L’important outil de développement qu’il est, le port a été boosté depuis quelques années : 16 400 emplois directs ou indirects, un milliard d’euros de valeur ajoutée, 220 M€ d’investissements publics depuis 5 ans.
Dans le débat actuel sur l’avenir «régional» des ports de la façade atlantique, Port Atlantique joue sa partition. Eoliennes, colis lourds, pâtes à papier complètent le trafic des céréales. Et dans quelques semaines, les nouveaux silos à bord de quai de Soufflet seront opérationnels.

 

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