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Porcs : loger les animaux dans des bâtiments aux normes BEBC

Pour améliorer les performances énergétiques des bâtiments d’élevage en production porcine, des équipements existent. Des aides financières pour les acquérir, aussi.

En maternité et en post-sevrage, le chauffage représente 80 % des consommations. Cet axe est donc à privilégier pour réduire ses dépenses.
En maternité et en post-sevrage, le chauffage représente 80 % des consommations. Cet axe est donc à privilégier pour réduire ses dépenses.
© Acemo

BEBC est un sigle utilisé pour les Bâtiments d’élevage basse consommation. Il s’agit de bâtiments d’élevage dont les consommations énergétiques atteignent des objectifs de consommations fixés par rapport aux valeurs de référence issues de l’étude sur l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les bâtiments d’élevage (ADEME, 2007). Dans le cadre du PCAE (Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles), des aides sont accordées à la mise en œuvre d’investissements relatifs aux économies d’énergie tant en constructions neuves qu’en rénovation de porcherie.

Des investissements pour la qualification BEBC
En maternité et en post-sevrage, le chauffage représente 80 % des consommations. Cet axe est donc à privilégier pour réduire ses dépenses. En maternité, les investissements les plus performants pour atteindre les 40 % d’économie sont les suivants : l’installation d’une pompe à chaleur couplée à des dalles eau chaude permet d’atteindre plus de 60 % d’économie, quand celle de niches avec mesure de la température de la peau des porcelets permet d’atteindre près de 50 % (les niches simples ont une efficacité divisée par 2). De même, l’installation de trappes automatiques de freinage sur la ventilation permet d’éviter les déperditions et assure un gain d’environ 35 %. Couplées à un renforcement de l’isolation (gain de 8 %), ces deux dernières techniques permettent au bâtiment d’être BEBC.
En post-sevrage, la configuration est relativement similaire à celle de la maternité. D’autres investissements sont envisageables : par exemple, l’installation d’un échangeur, couplée à celle de variateurs de fréquence sur les ventilateurs permet d’économiser plus de 40 % d’énergie.
Pour les salles de gestation et d’engraissement, c’est la ventilation qui génère le plus de consommations énergétiques (pour près de 90 %). C’est donc sur ce paramètre qu’il va falloir jouer afin de respecter l’objectif de 50 % prévu dans le BEBC. Ainsi, l’installation de variateurs de fréquence salle par salle, ou d’une ventilation centralisée, permet un gain de près de 60 % sur les consommations d’énergie. L’installation de ventilateurs économes permet des gains encore plus importants : la plupart des ventilateurs actuellement commercialisés ont été testés à l’Ifip (Institut du porc) sur un banc d’essai. La réduction des consommations par rapport à un ventilateur standard varie de 61 à 89 % selon les marques (9 ventilateurs testés).

Isolation
Un choix adapté des matériaux de construction doit permettre de limiter les déperditions thermiques du bâtiment. Le but de l’isolation thermique est de diminuer les échanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur par interposition d’un matériau ayant la capacité de conduction la plus faible possible, c’est-à-dire la résistance thermique la plus forte.
Pour les bâtiments BEBC, des recommandations ont été établies, allant au-delà de ce qui habituellement constaté sur le terrain : on appelle cela de l’isolation renforcée. La réduction de consommation associée est environ de 8 % et maternité et de plus de 10 % en post-sevrage. Associée à un autre type d’équipement, l’isolation des salles chauffées reste donc un bon moyen d’éviter les déperditions.

En pratique dans le PCAE
Tous les investissements permettant de réaliser des économies d’énergie (renforcement de l’isolation, boitiers de régulation de nouvelle génération, ventilateur économe, éclairage basse consommation, récupérateur de chaleur…) sont éligibles au PCAE dans le cadre de la mesure 4.1.1.1. Il faut au préalable établir un diagnostic énergie de l’exploitation qui permettra de situer les consommations d’énergie par rapport à des références établies par l’Ifip. Suite à cela, des propositions d’améliorations seront faites.
En Poitou-Charentes le plafond des travaux finançables est de 100 000 € avec un taux d’aides de 40 % majoré de 20 % pour les JA et de 10 % pour les producteurs en bio. Le prochain appel à projet est fixé au 31 janvier 2016.Les formulaires de demande d’aides sont disponibles sur le site de la DDT 79.

A lire un dossier de 2 pages dans Agri 79

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