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« Politiquement, le principe des retenues de substitution est accepté »

Vendredi 1er juillet, Véronique Schaaf-Lenoir, sous-préfète de Bressuire, portait l’idée d’une gestion collective de la ressource en eau. Elle appelait de ses vœux la création de coopératives pour gérer la création et la répartition des volumes.

Vendredi 1er juillet, il était question de sécheresse et de création de ressources en eau pour sécuriser la production de l’alimentation des troupeaux dans le bocage.
Vendredi 1er juillet, il était question de sécheresse et de création de ressources en eau pour sécuriser la production de l’alimentation des troupeaux dans le bocage.
© C. P.
Depuis trois ans les années de sécheresse s’enchaînent. Chaque année, plus exceptionnelle que la précédente, confirme une tendance lourde que chacun appréhende à sa manière. L’Etat déploie cette année son plan d’aides d’urgence. Cette enveloppe s’ajoutera aux soutiens de la procédure calamité. « Localement, la préfecture a ajusté la gestion des restrictions d’irrigation », rappelait Véronique Schaaf-Lenoir, sous-préfète de Bressuire. Vendredi 1er juillet en réponse à l’invitation de la Fnsea79, la représentante de l’Etat s’est rendue à Luché-Thouarsais au Gaec Les Granites. Au cœur du bâtiment d’élevage déserté par les 135 vaches allaitantes actuellement alimentées au champ, elle s’est enquise de la situation dans laquelle les éleveurs du bocage se trouvent. « Nous sommes les petites mains de l’Etat. Sur le terrain, nous écoutons, comprenons. L’Etat s’appuie sur nos constats pour construire des mesures de soutien. » Le plan gouvernemental en est l’illustration. « Ces aides d’urgence sont une première action. Néanmoins, les années de sécheresse s’enchaînant, les exploitations doivent s’adapter, de nouveaux modèles doivent voir le jour. » La famille Dallet, Joël et Monique ainsi que leurs deux enfants Denis et Sébastien, agissent en ce sens. Ils adaptent le système d’élevage pour assurer une alimentation en quantité et en qualité. Le troupeau se compose de 135 vaches allaitantes. La surface de maïs a baissé d’une dizaine d’hectares. Trois hectares de luzerne irrigués ont été implantés pour diminuer les intrants en correcteurs azotés pour l’engraissement des taurillons. La surface de céréales a été augmentée de 7 ha pour atteindre l’autosuffisance en paille. « Parallèlement, nous portons un projet de constitution de réserve de substitution. Notre objectif est de sécuriser l’alimentation des animaux. Avec 25 000 m3 nous assurons les rendements nécessaires en maïs et en luzerne. » Sur ce point les exploitants ont exprimé leur inquiétude. « La lourdeur administrative freine l’émergence de ce type de dossier. Pourtant, et alors que les périodes de sécheresse s’enchaînent, l’irrigation en zone de bocage devient indispensable. » Véronique Schaaf-Lenoir tend l’oreille avant de rappeler que « politiquement le principe des retenues de substitution est accepté ». « Enfin accepté », rajoute-elle pour affirmer son soutien aux exploitants. Toutefois, elle précise qu’en la matière tout ne peut être toléré. Elle présente les procédures administratives comme des filtres. « Il y a des exigences environnementales. Les projets qui verront le jour sont ceux qui les respecteront. » Ces projets, la représentante de l’Etat aimerait qu’ils soient collectifs. « Vous adhérez à une Cuma pour maîtriser les charges de matériels. Adhérer à une coopérative pour gérer la ressource en eau me semble dans la même logique. »
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