Poitou paysan: des archives font parler le passé
Le réalisateur Benoît Perraud, de la société de production pictavienne Corpus films, signe un premier long métrage documentaire sur le monde rural et agricole poitevin des années 1930 aux années 70. En s'appuyant sur des archives visuelles et sonores, il interroge les conditions de travail, la place des femmes, avec comme fil conducteur narratif: les chants traditionnels régulièrement entonnés à l'époque.
Le réalisateur Benoît Perraud, de la société de production pictavienne Corpus films, signe un premier long métrage documentaire sur le monde rural et agricole poitevin des années 1930 aux années 70. En s'appuyant sur des archives visuelles et sonores, il interroge les conditions de travail, la place des femmes, avec comme fil conducteur narratif: les chants traditionnels régulièrement entonnés à l'époque.
Pour Benoît Perraud, ce projet est avant tout " une forme d'hommage à mes aïeux ", lui dont les grands-parents, et d'autres membres de la famille, étaient paysans. Le point de départ : une photo de son grand-père, âgé de 12 ans, en sabots, travaillant avec des bœufs, qui lui donne envie, il y a plusieurs années, de réaliser son premier long métrage documentaire, sorti l'année dernière, "Soudain l'hiver se mutine".
"L'idée n'était pas d'enjoliver le passé", confie Benoît Perraud, mais de raconter la "dureté du labeur", les rapports de domination sociale, et la place des femmes, longtemps restées sans statut juridique malgré leur rôle essentiel dans les exploitations. Mais c'était aussi raconter les moments importants qui rythmaient le quotidien de la vie agricole et rurale.