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Plus de pâturage, moins de concentrés

Dans le cadre du Réseau d’expérimentation et de développement caprin REDCap et des expérimentations en cours de la plateforme expérimentale Patuchev de l’Inra, la valorisation de l’herbe dans les systèmes d’élevage caprins est étudiée de près. Et notamment le pâturage.

L’herbe pâturée : un fourrage d’une haute valeur alimentaire.
L’herbe pâturée : un fourrage d’une haute valeur alimentaire.
© Damien Hardy

A travers son dispositif expérimental Patuchev, l'Inra sur son site des Verrines, évalue des systèmes d’élevage caprin utilisant de la prairie. Pour répondre directement aux exigences d’autonomie alimentaire et économique des élevages caprins, à l’occupation des surfaces et au développement de fromages valorisés sous signes de qualité, le pâturage s’avère une solution intéressante.
Dans une situation où les surfaces proches de la chèvrerie sont accessibles, cette technique permet de diminuer significativement l’utilisation de concentrés dans la ration et contribue à réduire la consommation d’énergie directe et indirecte en élevage. « L’animal récolte son fourrage et épand ses déjections évitant ainsi les consommations liées à la récolte et à la distribution des fourrages, et en partie la gestion des effluents », signale Hugues Caillat, ingénieur en systèmes d’élevage caprin laitier à l’Inra, animateur de la plateforme Patuchev.
L’herbe pâturée ou utilisée en vert constitue un fourrage d’une très haute valeur alimentaire grâce à une densité énergétique et protéique élevée. « Au printemps, une prairie de ray-grass/trèfle blanc, par exemple, présente une valeur alimentaire de 1UFL et de 120 g de PDIN par kg de matière sèche, soit l’equivalent d’un concentre de type « chevre laitiere » a 18 % de Matiere azotee totale (MAT) », détaille Hugues Caillat. 
Les achats d’aliments se trouvent alors reduits par la pratique du paturage. « Le cout de production de cette herbe paturee avoisine les 0,03 et 0,04 €/kg de MS contre un prix d’achat compris entre 0,20 et 0,24 €/kg pour un concentre de production. En periode de lactation et de paturage, l’apport optimise de concentre a l’auge varie entre 0,5 et 0,8 kg par chevre et par jour. Sans paturage, cet apport depasse, souvent largement, 1 kg de concentre par jour soit une possibilite de reduction importante de la charge alimentaire au paturage, dans la mesure ou les fourrages patures sont de bonne qualite. Quelques heures de paturage peuvent rapidement se traduire par une diminution de la quantite annuelle de concentres utilises. »

Lisez la suite de cet article dans la Vie Charentaise du 15 avril 2016 (page 13)

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