Aller au contenu principal

Novembre bleu, la solidarité jusque dans les champs

Depuis de nombreuses années, l'agriculture soutient la recherche contre le cancer via l'achat de plastiques colorés pour enrubannner les bottes de foin. 

Le 7 novembre, les représentants de l'APCLP et de Terre Atlanntique se sont réunis sur l'exploitation des frères Moinault, à Saint Léger de la Martinière, pour sensibiliser au dépistage contre le cancer de la prostate et aux besoins de la recherche.
Le 7 novembre, les représentants de l'APCLP et de Terre Atlanntique se sont réunis sur l'exploitation des frères Moinault, à Saint Léger de la Martinière, pour sensibiliser au dépistage contre le cancer de la prostate et aux besoins de la recherche.
© fanny costes

Tout le monde connaît aujourd'hui Octobre rose, mois destiné à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche.

Lire aussi : Initiative | Coloré, l'enrubannage exprime la solidarité | Caracterres

Faire connaître le fléau du cancer de la prostate

Mais Novembre bleu reste assez méconnu en France. Pour lui donner plus de résonance, l'association des patients porteurs d'un cancer localisé de la prostate (A.P.C.L.P) a donc choisi de s'associer aux agriculteurs engagés dans la lutte contre les cancers.

" Nous avons commencé à vendre les bobines de films de couleur de la société Trioplast en 2015. Au début, il n'y avait que les roses. Puis les bleus et les jaunes ont complété la gamme en 2016. La couleur rose sensibilise au cancer du sein, la bleue au cancer de la prostate et la jaune au cancer de l'enfant. Pour chaque rouleau de 1900 m acheté par un agriculteur, 2 € sont reversé à l'association l'ARC, soit environ 2 % ", explique Franck Martinet, technicien élevage et cultures fourragères de la coopérative Terre Atlantique.

Une moustache pour symbole

Novembre bleu est vient du mouvement initié par la Fondation australienne Movember qui tous les mois de Novembre depuis 20 ans sensibilise le public à la santé des hommes et les invite à porter une moustache. Pour l'A.P.C.L.P, c'est le moyen d'insister sur le dépistage du cancer de la prostate, qui doit commencer à 50 ans ou dès 45 ans en cas d'antécédent familiaux. Le principe est simple : faire une prise de sang annuellement pour effectuer un dosage de la protéine PSA. 

Visibles de tous dans les champs

Le 7 novembre dernier, les représentants de l'APCLP et Franck Martinet se sont donc réunis sur l'exploitation des frères Moinault, à Saint Léger de la Martinière, pour sensibiliser ensemble au dépistage contre le cancer de la prostate et aux besoins de la recherche.

Là-bas le hangar de l'exploitation entièrement rempli de bottes enrubannées en bleu, jaune et rose attire l'œil depuis la route de Limoges.

" Ma fille a été opérée de ganglions quand elle avait une dizaine d'années. Et notre frère Michel a été touché par le cancer de la prostate il y a cinnq ans. Il a subi une prostatectomie, témoigne Lionel Moinault, installé en élevage et en polyculture à côté de son frère Thierry. Mettre des films de couleur sur nos bottes pour contribuer à la recherche sur les cancers nous semblait donc important. Nous pouvons tous être touchés un jour, alors quoi de mieux que de la couleur pour égayer le paysage, interpeler et inviter les gens à parler ? ".

60 000 Français dépistés chaque année

Le sujet du cancer de la prostate mérite de l'attention. En France, chaque année, plus de 60 000 hommes sont dépistés et  8000 morts sont à déplorer.

" On ne meurt pas forcément du cancer de la prostate mais des issues de ce cancer. Car lorsqu'il n'est pas pris à temps il peut migrer et donner lieu à un cancer des poumons ou un cancer des os ", souligne Claude Redien, vice-président de l'A.P.C.L.P, et patient en rémission depuis son opération en 2010.

Des milliers d'euros pour la recherche

En 2022, près de 36 000 € ont été reversés à l'ARC grâce à la vente de bobines de films de couleur, et près de 21 000 € en 2023. Pour prendre en charge les patients le plus tôt possible et soutenir les progrès de la médecine, l'engouement qu'a connu cette action ne doit pas se tarir.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Emmanuelle et Pierre Hay restent solidaires et déterminés face à la situation.
Réserves: une famille sous pression
Depuis plusieurs mois, le quotidien de Pierre Hay, mais aussi celui de son épouse et de leur enfant, est rythmé par des attaques…
Les demandes de transport solidaire en Civraisien en Poitou ont augmenté de 40 %. Le Cif-SP est toujours en recherche de soutien financier et de nouveaux chauffeurs pour pérenniser le dispositif.
Mobilité rurale : des solutions en marche

Vivre en milieu rural, c'est souvent être un peu loin de tout. Pour garder ses habitants, le sud Vienne a déjà mis en place…

Damien et Latetitia Berthomier ont reçu le 1er prix des pratiques agroécologiques dans la catégorie "Prairies et parcours". LPO86
23 médailles pour la Vienne au Sia

À l'issue du Salon de l'agriculture, les producteurs de…

Emmanuel Turpeau et son épouse Sonia élèvent 110 Charolaises inscrites au Herd-book.
Le deux-sévrien Emmanuel Turpeau élu à la tête du Herd-book charolais

Emmanuel Turpeau, sélectionneur charolais à Bressuire, a été élu président du Herd-book de la race le 10 février.

Le nouveau bureau de la FNSEA 17, en date du 10 mars 2026.
Un nouveau bureau pour la FNSEA 17

Le syndicat départemental a renouvelé son équipe décisionnaire.

Patricia Proust, Christine Bel, Pierre Aballea et Cyril Gomel, co-présidents et vice-présidents de Nouaillé environnement critiquent " un PLUI de façade et un document collectif qui ne serait que l'addition des intérêts des 16 communes des Vallées du Clain".
L'urbanisme à l'épreuve des PLUI

Les Plans locaux d'urbanisme (PLU) sont désormais intercommunaux et ont, pour beaucoup, été votés en 2025. Dans les Vallées du…

Publicité