Aller au contenu principal

" Nous sommes les médias des territoires "

Le syndicat national de la presse agricole et rurale (SNPAR) a reçu mardi 28 novembre des élus, députés et sénateurs, à l'Hôtel de la Questure à Paris. La rencontre avait pour objectif de leur présenter une nouvelle campagne de communication qui vise à rappeler que la presse agricole et rurale est celle des zones blanches, celle des derniers kilomètres effectués par le facteur.

Le SNPAR rassemble l'ensemble des éditeurs de presse agricole, rural et cynégétique. Cette presse couvre 100 % du territoire national via 128 titres départementaux, régionaux et nationaux, et rassemble 450 journalistes professionnels de terrain. Elle diffuse 28 millions d'exemplaires chaque année à ses 650 000 abonnés.

" Les journaux de la presse agricole, rurale et cynégétique sont présents partout, à commencer par les plus petits corps de fermes. Nous avons besoin de cette presse de terrain qui reste présente dans des endroits où la population isolée s'estime souvent oubliée. Ses journalistes couvrent une actualité locale, de proximité, quand d'autres cherchent à faire le buzz. Mais cette presse est trop peu connue. Il faut y remédier et c'est l'objet de cette rencontre ", explique en préambule Jean-Pierre Cubertafon, député de Dordogne, vice-président de la commission de la défense nationale, à l'initiative de cette rencontre entre les élus et les représentants de la presse agricole. Une trentaine de députés avaient répondu à l'invitation, parmi lesquels Pascal Lecamp et Nicolas Turquois, élus de la Vienne, mais aussi Sandra Marsaud, élue en Charente. " Nous traitons de sujets ruraux que nous lisons peu ailleurs. Et pour cause, nos journalistes prennent le temps d'aller dans les fermes, les endroits isolés, la campagne pour expliquer la réalité de la vie agricole. En revanche, nos médias ne traitent pas des faits divers et de l'actualité sportive. Nous parlons de sécurité alimentaire, d'eau, des pesticides, des entreprises en milieu rural, de la vie dans nos campagnes. Nos journalistes apportent un éclairage avec des enquêtes approfondies et des contenus réalistes. Souvent, nous publions nos articles dans des hebdomadaires de fin de semaine. Nos lecteurs reconnaissent la fiabilité de nos écrits ", poursuit Jean Ricateau, président du SNPAR et directeur de publication de Réussir le Périgord.

Une presse de proximité

Les responsables des publications agricoles, rurales et cynégétiques font aussi le constat que cette presse est, sinon mal connue, souvent oubliée par les décideurs publics. Pendant la crise du Covid 19, par exemple, il y a eu peu ou pas de campagne de santé publique venue de l'État et de son administration dans les journaux agricoles. C'est la même chose pour les campagnes de prévention en matière de sécurité routière, contre le tabac ou l'alcool. Pour les aides directes ou indirectes financières, la presse nationale ou la presse quotidienne régionale est privilégiée. " Nous sommes pourtant une presse de proximité, celle des zones blanches, celle du dernier kilomètre effectué par le facteur. C'est la presse de la campagne, celle des agriculteurs, la dernière presse papier sur les territoires ruraux. C'est une presse sérieuse. Une presse de réflexion. Mais c'est aussi une presse plus vulnérable car indépendante et souvent oubliée par l'État. Nous devons pourtant faire perdurer nos petites éditions ", insiste Jean Ricateau. Le SNPAR a donc présenté aux députés et sénateurs sa nouvelle campagne de communication, lancée cette année. La dernière datait de 2019. Cette nouvelle version est basée sur trois vidéos. Une première qui rappelle l'histoire de la presse agricole, cette presse des territoires qui va à la rencontre du lecteur le plus éloigné, au fin fond de la ruralité. La seconde explique la chronique de l'information, le parcours de la réunion de rédaction jusqu'au routage final du journal. La troisième présente une presse qui innove et qui explore de nouveaux types de supports comme les podcasts, les vidéos, les réseaux sociaux... " Nous évoluons car nous nous adaptons à l'évolution de la société. 82 % des agriculteurs s'informent en multisupport : nos journaux traditionnels complétés par les nouveaux médias. La presse agricole, rurale et cynégétique prépare son avenir en restant fidèle à son passé ", conclut Jean Ricateau.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Lundi, une partie des bénévoles était sur le site, notamment pour l'installation de l'électricité.
Les JA s'installent à Saint-Martin-la-Pallu

Organiser une Fête de la Terre, c'est évidemment un grand défi pour les jeunes agriculteurs d'un canton. Ceux de Neuville ne s…

Mélanie Gourmaud et Pierre-Elie Simonnet sont décidés à mettre en place des actions tout au long de l'année pour défendre le revenu des agriculteurs.
Un "nouveau cap" pour la FNSEA de la Vienne
Après la démission d'une partie de son bureau en juin, la FNSEA de la Vienne s'est réunie la semaine dernière en assemblée…
Le festival La Petite Parenthèse se tiendra le samedi 22 août.
Une petite parenthèse, le temps d'un festival

Installé à Persac, le projet porté par Pierre-Vincent Gibaud, avec sa soeur Marie, et deux autres associés, se définit comme…

Une trentaine de Jeunes agriculteurs seront aux fourneaux et au service (photo de l'édition 2025).
Des repas 100 % locaux sur le site

Pas de fête de la Terre sans lien avec les assiettes ! Cette année, il sera possible de manger sur le site à trois…

Romain Migeon est coureur cycliste et vient d'ouvrir son atelier de réparation et entretien de cycles.
Sur les vélos, mais aussi aux réparations
Passionné de vélo depuis tout petit, Romain Migeon collectionne les titres, y compris au national. Désormais intégré dans une…
Les aides publiques, comme l'Aide au maintien, sont perçues comme une juste reconnaissance de l'AB pour la préservation de la biodiversité et de la qualité de l'eau potable.
Les agriculteurs bio interpellent le préfet
Réunis sur l'exploitation laitière de Christophe Ouvrard à Thurageau, les adhérents de Vienne Agrobio ont exposé la semaine…
Publicité