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Mercosur, Ceta : d’une qualité singulière, la production française doit afficher sa différence

Mardi 13 mars en soirée, les participants au colloque sur les conséquences des accords internationaux sur l’élevage français ont discuté tard dans la nuit. L’absence de cohérence politique interpelle.

Pour Frank Michel, économiste à la chambre d’agriculture régionale, et Emmanuel Bernard, vice-président de la FNB, il est aberrant « d’inonder l’Europe de produits que l’on s’est 
interdit de produire ».
Pour Frank Michel, économiste à la chambre d’agriculture régionale, et Emmanuel Bernard, vice-président de la FNB, il est aberrant « d’inonder l’Europe de produits que l’on s’est
interdit de produire ».
© C.P.

«Quand on exporte, on exporte de la qualité ; quand on importe, on importe du prix », cadre Emmanuel Bernard, vice-président de la Fédération nationale bovine. Le déséquilibre qui s’annonce à travers les accords bilatéraux en négociation prend sa source ici, juge l’élu professionnel, largement applaudi par les 280 participants à la soirée-débat organisée par la chambre d’agriculture, Interbev Nouvelle-Aquitaine et le comité de la foire de Bressuire, mardi 13 mars.
Emmanuel Bernard a ancré le débat sur la nécessité de cohérence qui, aujourd’hui, semble faire défaut à la Commission européenne. « Si on importait des voitures, on voudrait qu’elles freinent aussi bien que les voitures européennes. La comparaison me plaît. Tout le monde peut comprendre que l’on va tolérer pour la nourriture ce que l’on ne tolérerait pas pour la sécurité routière ».

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