Aller au contenu principal

L’innovation médicale poitevine s’exporte

  Au départ, c’était un laboratoire de l’université de Poitiers. Aujourd’hui, Simedys est une société qui, après avoir formé des centaines de jeunes chirurgiens au don d’organes en France, s’apprête à exporter son innovation en Italie, Allemagne, Angleterre et Canada.

En janvier 2019, avait lieu une présentation du SimLife, le procédé inventé à Poitiers qui permet de simuler la vie sur un corps donné à la science. (Photo d’archive).
© Marine Nauleau

Un vêlage numérique ça n’est pas vraiment possible. L’agriculteur utilise ses 5 sens dans ces moments-là. Pour un chirurgien c’est pareil. Il a besoin de ses 5 sens et la formation en réalité virtuelle a donc ses limites» explique Cyril Breque, PDG et fondateur de Simedys. L‘innovation de cette société  implantée à Poitiers? Une technologie qui simule la vie sur un corps de particulier décédé, ayant fait don de son corps à la science. La technologie reproduit les fonctions vitales (le corps respire!) ainsi que la viscosité du sang ou encore des plaies artérielles. L’enjeu? Former les jeunes chirurgiens mais aussi des équipes tout entières, d’infirmières et de médecins anesthésistes notamment, au prélèvement d’organes mais surtout permettre une certaine « standardisation » des méthodes et des greffons. «Avant, il n’y avait pas de cours sur cet acte chirurgical. La technologie de Simedys peut même simuler des incidents qui peuvent intervenir pendant des prélèvements» précise Cyril Breque.

2023, année charnière

Créée en 2017, Simedys compte plusieurs centaines de jeunes Français formés à l’acte chirurgical du prélèvement d’organes dans 11 centres. Mais le brevet déposé à l’international mérite aujourd’hui d’être valorisé et l’heure est à l’exportation de l’innovation, soutenue financièrement par la région Nouvelle-Aquitaine qui emmenait une délégation d’entreprises, dont Simedys, à Montréal il y a quelques jours. « La volonté est d’exporter la technologie tout en prenant en compte les problématiques et les méthodes de travail différentes dans les pays que nous visons. L’Italie, où nous serons en janvier, pour faire tester la technologie à des chirurgiens, mais aussi l’Allemagne, l’Angleterre. Au Canada, nous installerons en 2023 une filiale avec l’objectif d’atteindre les États-Unis » détaille Cyril Breque.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Méthaniser, pour mieux valoriser ses effluents
  En début d’année prochaine, une unité de méthanisation verra le jour à Sanxay. À sa tête, deux éleveurs qui cherchaient à…
Elise fabrique des tommes et des yaourts de brebis
  Elle est la première dans la Vienne à transformer le lait de brebis en fromages et en yaourts. Élise Breton est en finale du…
Les vêlages d’été, une bonne idée ?
Depuis une dizaine d’années, le Gaec Bodin concentre une partie de ses vêlages en été. Un choix qui lui permet de répondre à la…
Cochons d’Antran: de la vente directe et des gîtes
  Céline Bois, éleveuse de porcs à Antran, et Alexandre Thomas, formateur au lycée agricole de Montmorillon, ont lancé leur gamme…
Une vente qui ne fait toujours pas l’unanimité
  La vente d’une exploitation agricole de plus de 2000 hectares dans la Vienne revient dans l’actualité, avec le choix réalisé…
Réserves de substitution : tensions et incompréhensions montent d’un cran
Les 29 et 30 octobre, le regroupement redouté à Sainte-Soline s’est déroulé avec de nombreux heurts entre opposants aux réserves…
Publicité