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L’innovation matérielle permet la réduction de dose

Autorisation ou interdiction ? La décision concernant l’avenir du glyphosate est repoussée à la mi-décembre. Pour arrêter leur point de vue, les politiques doivent définir leur priorité. Toutes les techniques ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Les alternatives à la chimie existent, au moins partiellement. Se priver de glyphosate, c’est accepter la consommation des énergies fossiles. Les politiques doivent trancher.
Les alternatives à la chimie existent, au moins partiellement. Se priver de glyphosate, c’est accepter la consommation des énergies fossiles. Les politiques doivent trancher.
© Arvalis - Institut du végétal

«Matignon s’est positionné pour une durée d’homologation de 4 ans maximum. Ce qui compte, c’est la diminution de l’utilisation des pesticides », déclarait Stéphane Travert peu après la non décision des États membres à l’égard du Glyphosate.
Alors que les Vingt-huit ont jusqu’au 15 décembre pour se mettre d’accord, les instituts techniques et de recherche vont être mis à contribution. Le sursis pour lequel s’est positionné la France suffira-t-il à trouver des alternatives ?

À Arvalis - Institut du végétal, on se garde bien de prendre position sur l’autorisation ou l’interdiction du produit. Pour Thibaud Deschamps, ingénieur régional basé à la station expérimentale du Magneraud (17), la réponse se trouve dans les priorités politiques qui seront arrêtées par les chefs d’États. « Se priver de glyphosate, c’est accepter, outre une augmentation du temps de travail pour les exploitants, le développement de la consommation d’énergie fossile, génératrice de gaz à effet de serre», précise l’expert.

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