L'industrialisation de l'agriculture n'est pas ma vision
De son bilan 2025 et ses perspectives 2026, la député de la Vienne Lisa Belluco prône l'accompagnement.
De son bilan 2025 et ses perspectives 2026, la député de la Vienne Lisa Belluco prône l'accompagnement.
Difficile de passer à côté des mouvements agricoles de 2025 et début 2026 pour la député Belluco. Dans son bilan et ses perspectives, elle fait évidemment notamment référence aux mouvements contre le traité UE-Mercosur mais aussi à la loi Duplomb, répétant que, de son côté, ses oppositions tiennent au fait qu'elle souhaite protéger la santé des agriculteurs (exposés à 5 cancers professionnels reconnus) et leurs entourages. "Sur la situation agricole aujourd'hui, l'industrialisation n'est pas ma vision. Ce que je dis aux vœux dans les communes que je sillonne actuellement c'est que je ne pense pas qu'il faille déréglementer pour sortir de la crise et que les agriculteurs aient un meilleur revenu. Mais je suis à 1000% pour les accompagner, vers l'agroécologie par exemple, sans laisser aucun agriculteur sur le bord du chemin". Spécifiquement sur l'accord UE-Mercosur, la député écologiste rappelle que son parti "s'est toujours opposé aux traités de libre-échange". Elle s'étonne :" Aujourd'hui, il serait possible d'imposer des clauses miroir ou des prix planchers et de ne pas laisser entrer certains produits qui ne respectent pas les lois européennes".
Les discussions sur le budget ont repris cette semaine à l'Assemblée Nationale et la Député de la Vienne compte y prendre part pleinement tout en confirmant qu'elle n'est pas prête à voter pour ce budget qui selon elle "ne fait pas payer au Gafam ou aux holdings financières un impôt juste. Quant aux économies, nous proposons plutôt d'en faire sur les LGV, les autoroutes et les contournements plutôt que sur les services publics". Elle souligne "être prête pour des élections législatives" en cas de dissolution. Sinon, ses prochaines semaines seront consacrées à un projet de loi sur l'interdiction des écrans à l'école maternelle et élémentaire. Localement, elle sera vigilante aux mesures concernant les écoles rurales. "Il faut arrêter avec la logique du moins d'élèves c'est moins de moyens".