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Les zones défavorisées, un enjeu de territoire soutenu par les élus locaux

La profession s’élève contre le projet de réforme des zones défavorisées qui ferait perdre le bénéfice de l’ICHN à 1 250 élevages dans le département. Le 17 février, de nombreux élus ont apporté leur soutien au nom de l’avenir des territoires.

Les élus ont apporté leur soutien aux éleveurs, représentés par Alain Chabauty, Julien Chartier et Guillaume Mandin, qui refusent le nouveau zonage basé sur des contraintes pédoclimatiques alors que de nouvelles régions, céréalières en particulier, vont pouvoir bénéficier du dispositif.
Les élus ont apporté leur soutien aux éleveurs, représentés par Alain Chabauty, Julien Chartier et Guillaume Mandin, qui refusent le nouveau zonage basé sur des contraintes pédoclimatiques alors que de nouvelles régions, céréalières en particulier, vont pouvoir bénéficier du dispositif.
© G.R.

Ce vendredi 17 février, la décision de l’administration d’exclure le département des zones défavorisées n’était pas prise. Mais selon le Fnsea et les JA 79, le risque n’était pas écarté. Ils avaient donc invité leurs adhérents, mais aussi parlementaires, conseillers départementaux et maires à se joindre à la manifestation devant la préfecture pour peser de tout leur poids sur ce dossier et montrer à l’État « que les Deux-Sèvres ne pourront pas être exclus de ce projet de zonage » dont l’enjeu est principalement financier pour les élevages, qui seraient alors exlues du bénéfice de l’ICHN.
« Cela concerne 1 250 exploitations, soit 1 700 agriculteurs puisque l’ICHN représente 8 millions d’euros pour le département », expliquait le président de la Fnsea 79, Alain Chabauty, « avec des conséquences sur la main-d’œuvre et la perte de valeur ajoutée. Le combat n’est pas fini. On a un genou à terre alors on va essayer de se relever », poursuivait-il. Le 23 février, le sort de ce dossier se jouait au ministère lors d’une ultime négociation, sur la base du produit brut standard herbivore, porté par les représentants de la profession.


Les élus ont des arguments qui sont tout à l’honneur du monde agricole mais qui se retournent contre lui puisqu’il s’agit « d’installations nombreuses depuis des années pour compenser des handicaps par un tissu d’élevage important, avec la diversification », rapporte le président de la Fnsea 79, « alors que la qualité des terres est très pénalisante.
Maire de Saint-Aubin-le-Cloucq, agricultrice avec son mari, Marie-Line Lusseau n’en pense pas moins quand à côté des bovins allaitants et des céréales, de la volaille fait vivre la famille. « Ça ne serait pas possible sans le hors-sol », assure-t-elle.

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