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Travaux de saison
Les travaux des champs perturbés par une météo capricieuse

Le soleil de ces derniers jours rassure les exploitants. Ces dernières semaines, ils ont bien du mal à semer et à moissonner.

Des engins équipés de chenilles sont indispensables.
Des engins équipés de chenilles sont indispensables.
© C. P.
L’humidité est aux mois d’avril et d’octobre ce que la sécheresse a été aux mois de février, de mars et d’août. L’année 2012 restera dans les mémoires pour son hétérogénéité. Quand avril et octobre recevaient deux fois plus d’eau que la normale (respectivement 145,8 mm et 190,72 contre 66,76 mm et 89,6 mm de moyennes interannuelles), février (21 % des précipitations annuelles), mars (36%) et août (34%) étaient très secs.
L’année dans son ensemble sera-t-elle atypique ? Concernant la moyenne des précipitations rien n’est moins sûr. Les mois à venir peuvent encore équilibrer l’ensemble. Concernant l’activité agricole la chose est confirmée. Les exploitants étaient bousculés ces dernières semaines dans le déroulement des travaux des champs comme ils l’ont été au printemps pour les semis des maïs. La semaine dernière la Fnsea 79 faisait le tour de la campagne. François Chauveau, président de la section céréales, annonçait déjà : « Les semis de colza effectués sur sols secs n’ont été réalisés qu’à 90%. Manque d’humidité à la levée, excès d’eau au mois d’octobre… On évalue à 30% les surfaces qui seront retournées ». Cipan et semis de céréales d’automne ont également connu leur lot de déconvenues. Début novembre, l’humidité des champs empêchait toute intervention. « Sur 35 ha de céréales à paille une bonne quinzaine d’hectares restent à semer, témoignait Guylène Barbot (*), éleveuse à Rorthais. Plus le temps passe, moins la réalisation semble possible. « Le nombre de jours sans pluie n’est pas suffisant. La terre reste trop humide, empêchant toute intervention. Si la situation perdure, notre exploitation devra se passer de la surface initialement prévue pour les cultures de vente. »
Comme les semis, la récolte de maïs connaît quelques contretemps. « Ce début novembre seules 60% des surfaces sont moissonnées. Toutes devraient l’être d’ici trois semaines à un mois. Toutefois, les coûts de récolte vont s’accroître, tirés à la hausse par la nécessité de faire appel aux engins équipés de chenilles », constate François Chauveau. Une charge supplémentaire qui va ternir le bilan d’une année annoncé positif grâce au niveau des cours.             

(*) témoignage recueilli le 9 novembre.
Chiffres des précipitations : source Météo France.
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