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Eau
Les irrigants arrosent le SAGE de leurs revendications

Les irrigants durcissent le ton. Les agriculteurs des Deux-Sèvres rejoignent leurs collègues de Charente-Maritime dans l’action. Jeudi 6 mai, ils étaient 150 mobilisés à l’occasion de la réunion de la CLE du Sage Boutonne. Ils demandent que le dossier des réserves soit débloqué au plus vite.

A la réunion de la CLE du Sage Boutonne organisée à Brioux-sur-Boutonne, l’ordre du jour n’a pas pu être tenu. Jeudi 6 mai, pour la troisième fois en quelques semaines, les irrigants de Charente-Maritime passaient à l’action. Avec le soutien de leurs confrères deux-sévriens, ils sont venus demander que soient revus à la hausse les volumes prélevables.

« Pour les irrigants du bassin, il est inacceptable qu’en dehors de la baisse des volumes destinés à l’irrigation, aucun autre axe de travail pouvant modifier profondément le volume disponible, ne soit étudié », explique Philippe Charles, président de l’Association des irrigants des Deux-Sèvres. 

Depuis le mois de mars, les irrigants ont décidé de faire entendre leur point de vue. Depuis deux mois, la profession refuse de participer à quelque réunion initiée par l’administration et dont l’eau et sa gestion seraient le sujet. 

« Ces dernières années les irrigants n’ont pas mesuré leurs efforts. Les prélèvements ont baissé de 50%. Si les débits au moulin de Châtre ne se sont pas améliorés, c’est probablement que le problème ne vient pas que de l’irrigation. » Philippe Charles et ses collègues encouragent les élus à s’approprier les dossiers avant de voter les lois. 

« Les curages, le redressement des cours d’eau, l’artificialisation des sols ne sont pas étrangers à l’assèchement estival des cours d’eau. L’irrigation n’est pas la seule responsable du niveau de la Boutonne. Je crains, regrette l’homme de dialogue, que les positions exprimées aujourd’hui contre l’irrigation ne soient des positions dogmatiques. » 

 

Besoin d’eau

Bousculés par la crise économique, les exploitants agricoles se raccrochent aux positions prises en début d’année par Nicolas Sarkozy. « Le chef de l’Etat assurait qu’il ne durcirait pas les règles susceptibles de grever davantage l’économie des exploitations », reprend Philippe Charles appelant au déblocage de la situation sur les réserves de substitution. Ces derniers mois les projets de stockage patinent. « Nous sommes disposés à accepter la contrainte d’une limitation des prélèvements dans le milieu car  nous sommes concernés par les problématiques environnementales mais nos exploitations ne peuvent se passer d’eau. Il faut pouvoir stocker l’hiver pour utiliser la ressource quand les plantes en ont besoin. »                

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