Aller au contenu principal

Les GIEE dans les starting-blocks pour 2015

Les Groupements d’intérêt économique et environnemental sont une des mesures fortes de la Loi d’avenir pour l’agriculture adoptée en septembre. Cette reconnaissance sera accordée dès le 1er trimestre 2015 à des collectifs d’agriculteurs qui s’engagent sur des projets facilitant la transition agroécologique.

Créés par l’article 3 de la Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, les Groupements d‘intérêt économique et environnemental (GIEE) ont vu leur dispositif précisé par un décret publié au Journal officiel du 14 octobre et complété par une instruction technique du 25 novembre. Pour une mise en œuvre sans temps mort, une lettre de Stéphane Le Foll sera envoyée aux préfets pour les inciter à lancer les appels à projets avant le 30 janvier 2015, et ainsi délivrer les premières reconnaissances en tant que GIEE dès le premier trimestre de l’année prochaine.


GIEE : pour qui et comment ?


Les GIEE seront composés de groupes d’agriculteurs et d’autres partenaires qui souhaitent améliorer la performance économique et environnementale des pratiques agricoles sur un territoire. Volontairement peu bornés, les appels à projets sont confiés aux Préfets de région avec une idée simple : favoriser une démarche ascendante qui place l’exploitant agricole au cœur des projets de développement. « Le principal message, c’est de dire que la transition agroécologique se fera par le collectif », explique un technicien du ministère de l’Agriculture. Sur 10 critères d’appréciation du projet, cinq doivent être obligatoirement remplis par les candidats : objectifs de performance économique, environnementale, sociale, pertinence technique des actions, et plus-value de l’action collective. Les autres critères entrant en ligne de compte relèvent entre autres du caractère innovant du projet, de sa pérennité ou encore de sa reproductibilité, puisque l’objectif reste de faciliter le développement et la diffusion de pratiques nouvelles, alliant compétitivité et respect de l’environnement. Les dépôts de candidature doivent être effectués auprès de la DRAAF. Un avis est ensuite donné par une formation spécialisée de la Commission régionale de l’économie agricole et du monde rural (COREAMR) qui doit être représentative de l’ensemble du monde agricole (représentants des administrations, de la profession et de l’enseignement agricole, de l’aval…).


Un dispositif de reconnaissance avant tout


Pour le ministère, l’intérêt de ce dispositif est clair : favoriser la transition agroécologique sur les territoires, en s’appuyant sur les initiatives locales et collectives, qui sont souvent un gage de durabilité des démarches, tout en créant une dynamique d’émulation. La capitalisation par les Chambres d’agriculture et la diffusion des résultats constituent d’ailleurs l’un des objectifs de la mesure. Pour les agriculteurs, l’intérêt se trouve avant tout dans la valorisation de leur démarche et de leurs efforts. Une reconnaissance officielle qui pourra néanmoins se traduire, sur le plan financier, par une majoration ou une attribution préférentielle des aides, que ce soit au niveau des financements européens (FEADER, FEDER, FSE…), des aides de l’Etat, des collectivités territoriales ou des organismes publics (ADEME, Agence de l’eau…). Pour accompagner ces démarches, des enveloppes budgétaires sont réservées à l’animation sur les territoires. « L’idée, c’est d’aller au-delà des aides, pour rapprocher l’agriculteur de l’aval, des citoyens, pour mieux se comprendre » ajoute encore le ministère, conscient aussi que des méconnaissances subsistent pour tous les acteurs et qu’il est nécessaire de « créer une adhésion à l’agroécologie ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Emmanuelle et Pierre Hay restent solidaires et déterminés face à la situation.
Réserves: une famille sous pression
Depuis plusieurs mois, le quotidien de Pierre Hay, mais aussi celui de son épouse et de leur enfant, est rythmé par des attaques…
Après "Au nom de la Terre" et "La promesse verte", Édouard Bergeon, ici à Poitiers lundi dernier, sort "Rural" le 4 mars.
Un film "Rural", pour réconcilier agris et urbains
Dans quelques jours, Édouard Bergeon sort un nouveau long métrage qui évoque l'agriculture. "Rural" est un portrait de Jérôme…
Les demandes de transport solidaire en Civraisien en Poitou ont augmenté de 40 %. Le Cif-SP est toujours en recherche de soutien financier et de nouveaux chauffeurs pour pérenniser le dispositif.
Mobilité rurale : des solutions en marche

Vivre en milieu rural, c'est souvent être un peu loin de tout. Pour garder ses habitants, le sud Vienne a déjà mis en place…

Damien et Latetitia Berthomier ont reçu le 1er prix des pratiques agroécologiques dans la catégorie "Prairies et parcours". LPO86
23 médailles pour la Vienne au Sia

À l'issue du Salon de l'agriculture, les producteurs de…

Emmanuel Turpeau et son épouse Sonia élèvent 110 Charolaises inscrites au Herd-book.
Le deux-sévrien Emmanuel Turpeau élu à la tête du Herd-book charolais

Emmanuel Turpeau, sélectionneur charolais à Bressuire, a été élu président du Herd-book de la race le 10 février.

Le nouveau bureau de la FNSEA 17, en date du 10 mars 2026.
Un nouveau bureau pour la FNSEA 17

Le syndicat départemental a renouvelé son équipe décisionnaire.

Publicité