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Covid-19
Les gestes barrière et l’approvisionnement alimentaire, priorités du préfet

Emmanuel Aubry, préfet des Deux-Sèvres, tenait une conférence de presse audio mardi 7 avril. 

En date du 7 avril, 863 entreprises avaient fait une demande d’activité partielle pour environ 3 millions d’heures. "Une demande sept fois plus forte que la moyenne à cette saison", précisait Emmanuel Aubry. Ces mesures concernent 5000 salariés.
© Carole Mistral (Photo d'archive)

« Mon esprit n’est pas au déconfinement". Mardi 7 avril, lors d’une conférence de presse téléphonique, le préfet des Deux-Sèvres invitait avec fermeté à respecter les gestes barrière et les règles de distanciation sociale. « L’épidémie doit être ralentie pour laisser, à nos services de soin, les moyens de gérer cette crise sanitaire inédite ». Alors que l’Etat laisse aux préfectures la possibilité de durcir les contrôles et la verbalisation, Emmanuel Aubry, ne souhaite pas en arriver là. Il alerte toutefois contre les déplacements réalisés pour faire ses courses. « Ils ne peuvent être de trente kilomètres. Le ravitaillement doit se faire à proximité du domicile ». Pour qu’il en soit ainsi, un lourd travail a été accompli ces derniers jours avec les municipalités pour autoriser un maximum de marchés. 36 sont ouverts à ce jour en Deux-Sèvres. Pour certains, l’autorisation prend fin le 15 avril. Au cours de cette période, les services de l’Etat s’assureront que la protection des personnes est garantie. Si tel est le cas, les arrêtés d’autorisation seront prolongés.

La profession agricole saluée

Saluant l’engagement des soignants, le représentant de l’Etat dans le département appelle au civisme et à la responsabilité pour accompagner leur action. Les gestes barrière et le confinement sont bien plus essentiels de son point de vue que le port du masque pour contenir le développement de la maladie. "Il faut s'y tenir".

A ce jour (ndlr : mardi 7 avril), huit décès ont été enregistrés dans les établissements hospitaliers des Deux-Sèvres qui comptent 30 hospitalisations sur 48 cas de covid-19 confirmés dans le département. « Les risques ne sont pas derrière nous », insistait le préfet avant de rappeler l’action des forces de l’ordre. « Depuis le début du confinement, gendarmerie et police nationales ont procédé à 21 300 contrôles sur le territoire départemental. 1 324 procès ont été dressés ».

L’agriculture compte parmi les composantes professionnelles saluées par le préfet. Avec les professionnels de la logistique et de la distribution, ils assurent l’approvisionnement alimentaire de la population. « Ils sont éligibles aux dispositifs d’aides mis en place par l’Etat : report de charges fiscales et sociales ; prêts garantis ; activité partielle. Avec les corps consulaires, nous sommes en alerte. Un bilan de cette période sera fait. Le moment venu, sur la base d’un état des lieux, nous ferons le nécessaire pour assurer la relance de l’économie ».

 

Fruits et légumes : la vente de plants autorisée 

« Les plants et les semences de fruits et légumes sont considérés comme des aliments en devenir. A ce titre, leur commercialisation est autorisée », certifiait Emmanuel Aubry, préfet des Deux-Sèvres, mardi 7 avril. Les jardineries qui ne vendraient que des plants d’espèces ornementales ne sont pas concernées par cette dérogation. Pour les autres, d’autant plus si elles commercialisent de l’alimentation pour les animaux, peuvent ouvrir leurs rayons si elles mettent en place les gestes barrière. « Les plants de fruits et légumes peuvent également être commercialisés sur les marchés, précisait le préfet, appelant dans le cadre de cette dérogation à la discipline individuelle et au respect des mesures de sécurité ».
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