Les femmes sont bienvenues dans l'industrie
L'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), en partenariat avec France Travail et les acteurs de l'emploi en loudunais et la communauté de communes ont organisé cette semaine une rencontre, baptisée "industri'elles", dans les locaux de l'une des locomotives du territoire: Agritubel.
L'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), en partenariat avec France Travail et les acteurs de l'emploi en loudunais et la communauté de communes ont organisé cette semaine une rencontre, baptisée "industri'elles", dans les locaux de l'une des locomotives du territoire: Agritubel.
Opération séduction, lundi, sur le site d'Agritubel. L'entreprise recrute, notamment parce qu'elle souhaite recourir à moins d'intérim mais aussi parce que son développement est exponentiel*. Mais c'est surtout pour valoriser l'industrie auprès des femmes que la société loudunaise a accepté d'ouvrir ses portes. "On aimerait toujours recruter plus de femmes. Aujourd'hui, elles sont une dizaine sur 160 salariés et une trentaine d'intérimaires. La mixité apporte beaucoup dans une équipe. Les femmes sont volontaires, précises, consciencieuses et elles apportent aussi de la rigueur. Mais l'industrie fait peur aux femmes à cause des charges, du bruit, de la poussière parfois" détaille Manon Froger, responsable des ressources humaines chez Agritubel.
L'action est portée par l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Laurine Dangeon, chargée de mission emploi et ressources humaines explique: " Aujourd'hui, 20% des salariés de l'industrie sont des femmes. Il y a donc une marge de progression et il s'agit en effet de promouvoir l'industrie auprès d'elles. D'autant qu'il y a des postes non pourvus dans l'usinage, la soudure, la chaudronnerie et la maintenance dans les secteurs de l'aérospatiale et la défense notamment. Les femmes peuvent répondre à ces besoins".
Je ne connaissais pas le travail d'opérateur
Maïté et Agnès étaient présentes pour témoigner. La première est salariée d'Agritubel depuis 20 ans. Elle revient sur son parcours : "Je suis arrivée par l'intérim. Je ne connaissais pas le travail d'opérateur en robotique soudure, mais j'ai appris. J'assemble des éléments sur un gabarit pour fabriquer des pièces. On m'a transmis les bons gestes et les bonnes postures pour la soudure, dans la bienveillance. J'ai appris à me servir des outils comme une meuleuse. On gagne en autonomie et j'ai vu aussi l'entreprise se développer et les conditions de travail s'améliorer. C'est motivant ".
Agnès explique qu'elle est arrivée il y a un an. "Je suis à la préparation des commandes qui partent tous les jours. On peut aussi évoluer dans d'autres secteurs de la production".
Les métiers d'hommes ne me font pas peur
Les réseaux de l'emploi (France travail, Erip, missions locales) avaient "recruté" des femmes intéressées par cette matinée d'échanges. Les démarches leur ont été notamment présentées pour intégrer l'entreprise à l'instar de l'immersion facilitée d'une semaine ou encore la formation à travers la préparation opérationnelle à l'emploi individuelle (POEI). Lundi, elles étaient une dizaine à avoir répondu à l'appel de l'industrie. Et après la visite guidée des différents pôles de production, elles sont plusieurs à laisser leur CV comme Christelle, 32 ans, même avec son CAP pâtisserie et chocolaterie. " La visite d'Agritubel était très intéressante. J'aime le travail physique et les métiers dits d'hommes ne me font pas peur. J'ai travaillé récemment aux Silo Biograins à Angliers et ça m'a conforté dans cette idée."