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Les exploitants découvrent les règles du 5e programme de la directive nitrates qui s’appliquent depuis le 27 juin

Les éleveurs sont invités à déclarer leur crainte de ne pas répondre aux nouvelles règles de stockage. Cette déclaration faite auprès des services de la DDT avant le 1er novembre, offrira deux ans de sursis aux exploitations. Un délai pour bien cibler les besoins.

Les cinq réunions (en photo, à Bressuire et à Melle) sur le 5e programme d’action de la directive nitrates ont réuni 200 personnes.
Les cinq réunions (en photo, à Bressuire et à Melle) sur le 5e programme d’action de la directive nitrates ont réuni 200 personnes.
© N.C.

Cinq réunions, deux cents  personnes. À quinze jours de l’échéance du 1er novembre, la chambre d’agriculture en partenariat avec la DDT termine la campagne de présentation du 5e programme d’action de la directive nitrates. Cette échéance concerne le point de cette nouvelle réglementation le plus difficile à accepter par les agriculteurs éleveurs : la mise aux normes des capacités de stockage. A Bressuire comme à Melle, la projection du tableau précisant par espèce et par zone, les volumes désormais réglementaires (*), soulevait bien des questions économiques et techniques. « Le changement des règles, alors que les dépenses imposées par la précédente réglementation ne sont pas payées, devrait nous amener à réinvestir dans des équipements improductifs ?». La pilule passe mal. Et d’autant moins, insistait  un participant à la réunion de Melle du 10 octobre dernier, que « par ailleurs les politiques ne cessent de clamer haut et fort qu’il faut absolument maintenir l’élevage, cette activité à forte valeur ajoutée ; créatrice d’emplois dans les territoires ». A ce rythme regrettait un éleveur présent à Bressuire le 7 octobre, « ce 5e programme va conduire les animaux à l’abattoir ? Croyez-vous que nous avons les moyens d’investir à nouveau ? ».  Nicolas Cornuau, en charge de l’unité gestion de l’eau à la DDT et Thierry Grelier, son assistant lors de ces journées d’informations, entendent. Présenter le nouveau programme était leur mission à l’occasion de ces rendez-vous organisés par la chambre d’agriculture. Déterminés à apporter aux exploitants présents autant de réponses possibles à leurs questions, ils sont en revanche rigoureusement restés sur le terrain réglementaire. « Depuis le 27 juin, date de la signature de l’arrêté régional qui vient compléter l’arrêté national du 1er novembre 2013, le 5e programme s’applique. L’Etat français, conscient des conséquences de cette nouvelle réglementation a prévu un régime dérogatoire. Ceux d’entre vous dont l’exploitation ne répondrait pas aux nouvelles normes(*), également ceux qui doutent, sont invités à se faire connaître auprès des services de la DDT avant le 1er novembre », explique Nicolas Cornuau.

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