Aller au contenu principal

Les engagements de la filière méprisés par L214

CIWF a salué le travail de la filière sur l’élevage sans cage. Deux mois plus tard, la vidéo de L214 froisse.

© DR

Une fois de plus, la profession agricole est abasourdie. Quelques heures après la diffusion de la vidéo de L214, tournée illégalement dans un élevage cunicole des Deux-Sèvres, elle s’interroge. Effectivement au mois de juin, l’association welfariste CIWF se réjouissait du travail engagé par la filière en faveur de l’élevage de lapin sans cage (lire Agri 79 du 7 juin, page 3). Un positionnement responsable croyait alors la profession pour qui les objectifs du plan filière à 2022 – 25 % des lapins engraissés dans des élevages alternatifs – étaient partagés.

Quelle déception ce 20 août, alors que L214, suite à la publication d’images « volées » et « de montages volontairement anxiogènes », juge le Clipp, l’interprofession du lapin, appelle à la signature de l’ICE, Initiative citoyenne européenne, lancée le 25 septembre 2018 par CIWF. Cette consultation, ouverte dans l’intention de demander à la commission européenne de mettre un terme aux élevages d’animaux en cage prendra fin mi-septembre. En février, au bout de six mois, seules 350 000 signatures étaient collectées, selon le bilan de la fondation du droit animal éthique et sciences (LFDA). Un ensemble bien loin du million exigé pour contraindre l’Europe.

Ce 20 août, le focus négatif de la vidéo de L214 aura-t-il eu un quelconque impact sur le nombre de signatures de l’ICE ? Chacun pourra se faire un avis. Le 21 août, le site « endthecageage.eu » recensait un million trois cent mille signatures. « Quoi que l’on fasse, on a un peu l’impression que l’on n’en fait jamais assez », commente, désabusé, François Martin, président du Brilap, interprofession régionale. Alors que des engagements visant le progrès ont été pris par la filière, les professionnels du Clipp « dénoncent l’idéologie antispéciste et abolitionniste des activistes de L214 qui visent l’arrêt de la consommation de viande et de tout type d’élevage, en instrumentalisant l’émotion des consommateurs ». Ces vidéos, regrette François Martin, cachent les nombreux progrès réalisés par les éleveurs. « Ces dernières années, nous travaillons sur la démédication. L’utilisation des antibiotiques est de plus en plus rare. Ces progrès, qui ont contribué au développement de la qualité de notre produit, n’intéressent pas L214 », déplore le responsable professionnel.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Incendies en Gironde : pas d'arrivée spontanée !

Dans un communiqué du 27 juillet, la chambre d'agriculture de Gironde, qui coordonne les interventions des agriculteurs sur…

Les JA du canton donnent rendez-vous, samedi 1er août pour la journée "À la ferme, c'est Marans". 
Tous " À la ferme c'est Marans ", avec les JA 

Ce samedi 1er août, les JA du canton de Marans organisent, pour la première fois, une fête dédiée à l'agriculture…

Lundi, une partie des bénévoles était sur le site, notamment pour l'installation de l'électricité.
Les JA s'installent à Saint-Martin-la-Pallu

Organiser une Fête de la Terre, c'est évidemment un grand défi pour les jeunes agriculteurs d'un canton. Ceux de Neuville ne s…

Mélanie Gourmaud et Pierre-Elie Simonnet sont décidés à mettre en place des actions tout au long de l'année pour défendre le revenu des agriculteurs.
Un "nouveau cap" pour la FNSEA de la Vienne
Après la démission d'une partie de son bureau en juin, la FNSEA de la Vienne s'est réunie la semaine dernière en assemblée…
Le festival La Petite Parenthèse se tiendra le samedi 22 août.
Une petite parenthèse, le temps d'un festival

Installé à Persac, le projet porté par Pierre-Vincent Gibaud, avec sa soeur Marie, et deux autres associés, se définit comme…

Une trentaine de Jeunes agriculteurs seront aux fourneaux et au service (photo de l'édition 2025).
Des repas 100 % locaux sur le site

Pas de fête de la Terre sans lien avec les assiettes ! Cette année, il sera possible de manger sur le site à trois…

Publicité