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Les éleveurs toujours dans l’attente

Au Sommet de l’Elevage, Stéphane Le Foll n’a pas répondu aux demandes des éleveurs sur la signature de nouveaux protocoles sanitaires pour reprendre les courants d’exportation et l’assouplissement des règles de circulation des animaux dans les zones interdites.

« Notre objectif est de garder les marchés à l’exportation et nous ne pouvons pas nous permettre de découvrir un cas de FCO sur des animaux exportés chez nos clients », a déclaré le ministre.
« Notre objectif est de garder les marchés à l’exportation et nous ne pouvons pas nous permettre de découvrir un cas de FCO sur des animaux exportés chez nos clients », a déclaré le ministre.
© sophie giraud-chatenet

Très attendu sur la gestion de la FCO au Sommet de l’Elevage, le ministre de l’Agriculture n’a pas convaincu les éleveurs. Certes, un nouveau protocole sanitaire a été signé avec l’Espagne et devrait permettre aux exportations de broutards de reprendre, mais les négociations sont toujours en cours avec les principaux clients des animaux français.  La Turquie par exemple a seulement accepté de réduire les zones à partir desquelles elle refuse d’acheter des animaux. En effet, les discussions avec les autorités sanitaires turques ont permis de revenir aux départements concernés par l’épizootie et non plus la région. Avec l’Algérie, le ministre a annoncé qu’il se rendrait prochainement à Alger pour débloquer la situation. Quant à l’Italie, le plus important marché d’exportation pour le maigre français, les discussions sont toujours en cours. La reprise des courants d’exportation est particulièrement prégnante quand on sait que 500 000 animaux sont habituellement exportés à partir de cette zone, d’ici la fin de l’année.
C’est la raison pour laquelle au-delà de la signature de nouveaux protocoles sanitaires avec les clients, les éleveurs plaident pour un assouplissement des règles de circulation des animaux, et notamment la suppression de la zone d’interdiction (20 km autour du foyer) dans laquelle les animaux sont bloqués au moins pendant quatre-vingts jours (soixante jours après les deux vaccinations exigées, elles-mêmes espacées de trois semaines). « Nous ne comprenons pas qu’une maladie qui n’a aucune conséquence sur la santé humaine soit soumise à des règles aussi draconiennes et bloque les animaux dans les exploitations », s’est insurgé Jacques Chazalet, le président du Sommet de l’élevage en accueillant le ministre. Si Stéphane Le Foll reconnaît aussi que ces règles sont trop strictes, il renvoie à une éventuelle modification à des négociations communautaires. Ce qui demandera un certain temps. « Notre objectif est de garder les marchés à l’exportation et nous ne pouvons pas nous permettre de découvrir un cas de FCO sur des animaux exportés chez nos clients », a déclaré le ministre.
Reste la question de l’indemnisation des éleveurs qui sont obligés de garder leurs animaux sur leur exploitation. Stéphane Le Foll a promis d’accélérer la procédure des calamités pour les éleveurs sinistrés par la sécheresse. « Les aides seront versées d’ici la fin de l’année », a-t-il promis dans les départements du bassin allaitant. Mais sur la prise en charge précise des coûts liés à l’immobilisation des animaux dans les élevages, le fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) devrait procéder aux premiers versements pour une période limitée. Le relais devrait être pris ensuite par les pouvoirs publics, en raison du coût important que cela représente. Devant l’insistance des représentants des éleveurs, Stéphane le Foll s’est engagé en ce sens.

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