Les EDT disent non au crédit d'impôt pour les Cuma
La semaine dernière, la création d'un crédit d'impôt lors d'un recours aux Cuma a été adoptée. Une perspective qui fait bondir Philippe Largeau, président de la FNEDT et entrepreneur dans la Vienne.
En novembre dernier, c'est depuis la Vienne que Pascal Lecamp, député du département, mais aussi Marine Boyer, présidente de la FN Cuma, annonçaient travailler (avec plusieurs autres députés) à la mise en place d'un crédit d'impôt en faveur du recours aux coopératives d'utilisation de matériel agricole. Avec pour objectif de diminuer la sur-mécanisation, qui pèse souvent lourd dans les charges des exploitations. Mais selon Philippe Largeau, cette mesure pourrait "déstabiliser un système agricole fondé sur la complémentarité et la diversité". S'il convient que la France est un des pays d'Europe où les charges de mécanisation sont les plus élevées, il ne pense pas que ce crédit d'impôt, qui cible uniquement le recours aux Cuma, soit satisfaisant. "C'est une distorsion de concurrence !" estime-t-il, car le recours à une EDT est selon lui aussi une façon pour un agriculteur de ne pas investir dans de l'équipement.