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Les couverts végétaux prennent racine

Le Naca s’est rapproché de la Société de Meunerie et de Boulangerie de Sainte-Sévère, (16), pour valoriser une pratique de plus en plus plébiscitée par les viticulteurs, le semis de couverts végétaux dans les vignes.

Christian Herbreteau utilise les couverts végétaux depuis 2014.
Christian Herbreteau utilise les couverts végétaux depuis 2014.
© La Vie Charentaise

Dans le cadre de son programme de valorisation des bonnes pratiques en agriculture Vert l’Avenir, le Négoce Agricole Centre-Atlantique (Naca) élargit sa communication sur l’agriculture au-delà du cercle professionnel, en s’adressant à la presse grand public. Mi-janvier, François Gibon, directeur du Naca, accompagné de Nicolas Pujeaux, chargé de mission eau et environnement au sein de la structure, s’est rendu à Sainte-Sévère, en Charente, pour échanger sur l’intérêt des engrais verts dans la viticulture, en mettant en lumière la démarche entreprise par l’un de ses adhérents négociants, Serge Marais, patron de la Société de meunerie et de boulangerie de la commune. « Je m’intéresse à la structure des sols, à la bonne croissance de ce qui pousse. Je vise une agriculture raisonnée avec l’objectif de perfectionner dans la douceur », explique ce passionné d’agronomie.
La Société de meunerie et de boulangerie propose depuis les années 50 de l’approvisionnement en agro-fournitures pour céréales et vigne, tout en gardant une petite partie de son activité de meunerie. « Je travaille avec des agriculteurs qui cultivent des céréales dans un périmètre de 15 km autour du moulin », précise Serge Marais, qui s’occupe du suivi de toutes les parcelles.

Un sol vivant


Christian Herbreteau, installé à Cherves-Richemont, a été l’un des premiers à tester les premiers semis dans ses parcelles d’ugni blanc, en automne 2014. « Les quelques agriculteurs qui utilisaient déjà cette technique dans le temps ne semaient que de l’avoine pour faire décomposer leurs sarments de vigne. Le fait d’avoir un couvert végétal rendait bien meilleure la décomposition avec une restitution au sol plus rapide, se rappelle Serge Marais. Cette technique permet ainsi d’enrichir le sol, de restituer de la matière organique verte qui permet de remonter des éléments minéraux, plus facilement assimilables par la vigne. Le choix des plantes est important car selon leur système racinaire plus ou moins performant, elles procèdent à la décompaction du sol profondément et de meilleure qualité parfois qu’un outil. »
D’autres essais ont été faits en 2015-2016 et 2016-2017 chez Christian Herbreteau pour choisir les bonnes plantes et observer leurs actions. Certaines fissurent profondément,  d’autres superficiellement, le mieux est donc de travailler par couple de plantes, pour avoir à la fois un travail perforateur et un bon foisonnement.
« Notre premier choix s’était porté sur l’avoine et la féverolle. Pour limiter les coûts, les productions de ces plantes sont mutualisées, on échange entre agriculteurs, la meunerie en rachète aussi une partie pour la revendre. Christian sème une allée sur deux, avec un vieux semoir à blé des années 60. » Concernant la destruction, elle est conseillée début avril, en général par broyage.

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