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Les chevriers de Charentes-Poitou vont manifester en août

Dans un communiqué en date du 22 juillet, les cinq Syndicats caprins de Charentes-Poitou et leur fédération régionale (Fresyca) expriment leur solidarité envers leurs collègues, qui font face à la crise de la viande. Ils rappellent qu'ils font face à une crise depuis quatre ans et prévoient des actions en août.

La Fresyca et les Syndicats caprins de Charentes-Poitou vont appeler les éleveurs en août à "une mobilisation de toutes les régions pour défendre nos métiers en danger.
La Fresyca et les Syndicats caprins de Charentes-Poitou vont appeler les éleveurs en août à "une mobilisation de toutes les régions pour défendre nos métiers en danger.
© La Vie Charentaise

"Dans un contexte de crise et de manifestations des éleveurs français, toutes productions confondues, nous, éleveurs des Syndicats Caprins de Charentes-Poitou-Vendée, adressons tout notre soutien et exprimons notre solidarité à ces femmes et ces hommes qui essaient de vivre de l’élevage dans nos régions. Nous-mêmes, éleveurs de chèvres, restons en crise depuis plus de quatre années", interpellent dans un communiqué les cinq présidents de syndicats, dont Jean-Pierre Monthubert pour la Charente. Ils rappellent "le sentiment d’abandon que nous avons pour l’élevage de chèvre" : "Après avoir perdu 25 % de ses éleveurs sur le premier bassin caprin d’Europe en moins de trois ans, nous estimons que plus de 50 % des exploitations caprines encore en place sont financièrement dans le rouge et socialement exténués de cette crise".

Depuis 2014, la filière caprine travaille à se reconstruire suite à la crise qui dure depuis 2010. La mobilisation collective des éleveurs, des entreprises, des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales ont permis un début de revalorisation du lait et des fromages de chèvre grâce à un début de participation des GMS. Malgré cela, le revenu des éleveurs de chèvre reste le plus faible en agriculture. Une étude publiée par le CER-FRANCE Poitou-Charentes le résultat moyen par UMO éleveur n’est que de 11.000 EUR/an (sur la comptabilité de juillet 2013 à juin 2014 pour plus de 2500 H de travail/an). L'objectif est d’atteindre un revenu moyen de 25.000 euros à 30.000 euros/UMO (MSA payée).

"Malgré cette situation de crise, le groupe Terra Lacta, associé à Bongrain, a annoncé à ses coopérateurs le 9 juillet que leurs prix du lait allaient baisser de 15 euros en juillet, de 15 euros en août et de 10 euros en septembre ! … De qui se moque-t-on ?... Et tout cela sous couvert d’un discours mystificateur qui joue sur la peur …(extrait: « Nous sommes en mesure de tenir l'engagement pris en début d'année pour le troisième trimestre ! Restons toutefois vigilants sur la production en Espagne qui augmente de façon vigoureuse à + 6 % ! »)…, décrivent les éleveurs caprins.

"Face à cette situation d’échec du dialogue pourtant ininterrompu depuis des mois et des années", la Fresyca et les Syndicats caprins qui la composent appelleront les éleveurs à "une mobilisation de toutes les régions pour défendre nos métiers en danger. L’avenir de la filière caprine du grand ouest et en France dépend en premier lieu de l’estime des éleveurs et de leur capacité à vivre dignement de leur métier pour faire vivre leurs familles".

Depuis plusieurs mois, les éleveurs demandent une revalorisation du prix du lait de chèvre 2015 de + 4 centimes d’euros/litre pour donner des perspectives d’avenir aux exploitations en place et permettre l’installation de jeunes. "Aucune baisse n’est supportable. Cela a assez duré ", avertissent les éleveurs caprins de Charentes-Poitou.

 

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