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Les chasseurs courent plusieurs lièvres à la fois

À quelques jours de l’ouverture de la chasse, les chasseurs font état de leurs chantiers. Agir pour le biotope et la biodiversité mais également séduire les jeunes pour renouveler les générations. Comme dans la nature, un équilibre difficile à tenir.

Guy Guédon (à gauche) et Claude Jarriau, respectivement directeur et président de la fédération départementale de la chasse, « ont négocié » avec les exploitants pour préserver 800 ha de chaumes.
Guy Guédon (à gauche) et Claude Jarriau, respectivement directeur et président de la fédération départementale de la chasse, « ont négocié » avec les exploitants pour préserver 800 ha de chaumes.
© FLD

La rentrée des classes ou la rentrée des chasses ? À chacun ses cartouches, dans la trousse ou dans la ceinture. Rendez-vous le 10 septembre dès 8 h pour l’ouverture sur tout le département, excepté Niort, laquelle aura lieu le 24 septembre jusqu’au 28 février 2018. Le département compte 12 225 chasseurs. Pyramide des âges oblige, la moyenne d’âge est supérieure à 55 ans et le nombre de chasseurs diminue d’environ 2 % par an. Des indicateurs que l’on retrouve également dans la plupart des fédérations françaises. Depuis plusieurs années, la fédération de chasse des Deux-Sèvres mène un travail de fond pour susciter l’adhésion du plus grand nombre. Car le défi est important, à plusieurs niveaux. « L’an dernier n’a pas été une bonne année cynégétique », résume Guy Guédon, le président de la fédération départementale mais aussi régionale des chasseurs.

Redonner du biotope au petit gibier
« L’été a été sec avec peu de couverts végétaux, ce qui ne favorise pas le petit gibier ». C’est pourtant, selon la fédération, un argument qui compte pour attirer de nouveaux chasseurs et fidéliser les habitués. Les chasseurs militent pour que les agriculteurs maintiennent les chaumes de blé et autres céréales à paille. Une initiative a été prise en ce sens avec la chambre d’agriculture avec le versement d’une aide de 20 euros par hectare. Les chasseurs redoutent néanmoins « une plaine désertique. Il y a les prédateurs naturels et il y a aussi la prédation liée aux pratiques agricoles », retient Guy Guédon. Les chasseurs ont donc « négocié » avec les agriculteurs. « La chasse, c’est une multitude de détails », dit-il. Et le détail du biotope est particulièrement crucial.

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