Aller au contenu principal

Les capacités des télescopiques en constante progression

La progression des débits de chantier passe par des automoteurs aux capacités accrues.

Les chargeurs télescopiques de plus de 5 tonnes de capacité brillent plus par leur capacité de poussée et leur force d’arrachement que par leur maniabilité et leurs aptitudes routières.
Les chargeurs télescopiques de plus de 5 tonnes de capacité brillent plus par leur capacité de poussée et leur force d’arrachement que par leur maniabilité et leurs aptitudes routières.
© M. Portier

Le marché du chargeur télescopique continue à s’étoffer, notamment vers le haut avec des modèles dont la capacité dépasse les 4 tonnes et la hauteur de levage les 7 mètres. La majorité des ventes restent toutefois concentrées sur des appareils standards de 3 à 3,5 tonnes et de 6 à 7 mètres. Mais les grosses structures ou les Cuma qui ont des besoins importants de manutention, se tournent désormais vers des appareils plus performants. Cette évolution a par ailleurs été amplifiée par l’arrivée des dispositifs de coupure des mouvements aggravants (norme EN 15 000) qui a poussé certains utilisateurs à passer au modèle supérieur pour retrouver un niveau de performance au moins identique à leur précédent télescopique.
Dans cette catégorie des « gros télescopiques », on différencie les modèles qui conservent un gabarit et une maniabilité proches des modèles standards avec une capacité de 4 tonnes et une hauteur de flèche de 7-8 mètres, des engins typés « industriels » plus imposants, dont la capacité atteint les 5 à 6 tonnes et la hauteur 8 à 9 mètres. Leur poids et leurs dimensions limitent la maniabilité et la polyvalence. Inutile de s’aventurer dans des bâtiments d’élevage exigus ou sur la route avec ces engins qui se destinent à des travaux sur plateforme. Outre les coopératives, ils peuvent intéresser de grandes exploitations d’élevage équipées d’une installation de biogaz.
Revenons donc aux engins de 4 tonnes qui préservent la maniabilité, tout en profitant d’un gain de performances obtenu par l’adoption d’un circuit hydraulique haut débit (load sensing avec pompe à débit variable jusqu’à 180 l/min) et de moteurs plus puissants (jusqu’à 150 ch).
Le choix des motorisations est devenu un axe stratégique avec la succession des normes antipollution. Sur ces modèles de forte puissance, les deux motoristes Deutz et FPT fournissent l’essentiel du marché. Manitou fait également appel à John Deere. Quant à JCB, il profite de ses propres moteurs qui ont pour principal avantage de faire l’impasse sur les systèmes de post-traitement (FAP, DOC et SCR) pour passer les normes Tier 4i.
La transmission a aussi son rôle à jouer. Les modèles à convertisseur de couple restent majoritaires sur ce segment de marché. Plébiscitées pour leur capacité de traction, les dernières générations de transmissions à convertisseur bénéficient d’une boîte powershift à cinq ou six rapports. La gestion automatique des passages permet d’optimiser les performances et la consommation. Quant au verrouillage du convertisseur sur les cinquième et sixième rapports, il améliore le rendement au transport. Alternative qui gagne du terrain, la transmission hydrostatique séduit par sa précision dans les manœuvres et par la facilité à réguler le régime moteur et la vitesse d’avancement. Le handicap en termes de capacité de traction est désormais en partie gommé par une nouvelle génération de transmissions offrant une plage d’utilisation de 0 à 40 kilomètres/heure, sans rupture de couple. Un résultat obtenu grâce à un moteur hydraulique « grand angle » qui offre également un couple supérieur par rapport à un moteur conventionnel. Certaines transmissions utilisent deux moteurs, dont un se déconnecte du transport pour limiter les pertes.

A lire le dossier manutention dans Agri 79

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Virginie Drouot met en scène l'ensemble des articles qu'elle propose à la vente.
Le paradis des amateurs de vintage est dans la Vienne
Depuis un peu plus d'un an, Virginie Drouot propose des objets de décoration, meubles, vêtements, bijoux et autres éléments de…
Pas de concours de Parthenaises au SIA en 2026. Les sélections en ferme devaient commencer la semaine prochaine...
Défections en chaîne pour les concours bovins au SIA

Les annonces ont commencé à tomber pendant les fêtes : les uns après les autres, plusieurs concours bovins…

Méline métois a été sacrée meilleure apprentie cuisinier de la Nouvelle-Aquitaine lors de la finale régionale à Elle représente donc la région au concours nationale ce lundi 12 janvier.
Une apprentie de la Vienne en finale nationale de cuisine

Méline Métois veut devenir la meilleure apprentie cuisinier de France. Elle représente la Nouvelle-Aquitaine à la finale…

La ministre de l'agriculture annonce une série de mesures pour le monde agricole

Suite aux mobilisations du mois de décembre et celles de cette semaine dans toute la France et à Paris, Annie Genevard a tenu…

Pour manger la "meilleure galette de la Vienne" il faut aller à Port-de-Piles déguster celle de Justine Bourgeois.
Concours de galettes et fèves gagnantes
C'est la tradition de janvier : la galette des rois. Pour les gourmands, c'est parfois l'occasion de débuter une collection de…
Les Jeunes Agriculteurs de la Vienne ont contrôlé de très nombreux poids lourds.
Les JA contrôlent les denrées alimentaires
Lundi, les Jeunes Agriculteurs de la Vienne ont mené une opération impressionnante de contrôles des denrées alimentaires. La…
Publicité