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Les borders collies mènent parthenaises et brebis à la baguette

Quarante-cinq concurrents dirigeront 57 chiens lors des phases finales de la coupe de France de la race de chien border collie. C’est en terre d’élevage à Fomperron que l’épreuve aura lieu les 27, 28, 29 et 30 août.

François Nargeot et Eric Bonneau encouragent les éleveurs à venir découvrir le travail des chiens de troupeau. L’association dont ils sont les président et vice-président (ACT Poitou-Charentes) verse une aide aux éleveurs qui investissent dans un premier animal LOF.
François Nargeot et Eric Bonneau encouragent les éleveurs à venir découvrir le travail des chiens de troupeau. L’association dont ils sont les président et vice-président (ACT Poitou-Charentes) verse une aide aux éleveurs qui investissent dans un premier animal LOF.
© C. P.

Eric Bonneau élève des parthenaises, François Nargeot des moutons. L’un et l’autre pour conduire leur troupeau font appellent à des alliés dont ils ne peuvent plus se passer. Leur chien : des borders collies.« C’est un outil de travail », ose Eric avec respect. Quand deux personnes sont nécessaires pour nourrir ou abreuver les bêtes au champ, la présence de Feydo aux côtés de l’éleveur libère Maryline, femme et associée d’Eric. « Il nous facilite le travail et nous fait gagner du temps », jugent les éleveurs installés à Fomperron. François, administrateur national de l’association chiens de troupeau, est un convaincu de longue date. A 17 ans, il s’engageait auprès d’Oscar, son premier chien, qui en 1982 finissait champion de France. Le talent de ses animaux et sa passion du dressage pour la conduite des troupeaux le mènent depuis lors d’élevages en manifestations canines. Un engagement qui lui valait l’an dernier d’accepter l’organisation sur ses terres de la finale de la coupe de France border collie. Les 27, 28, 29 et 30 août prochains à Fomperron, 45 concurrents dirigeront 57 chiens. Brebis et parthenaises n’auront qu’à obéir. Sur ces trois jours les concours s’enchaîneront. La race border collie est sélectionnée sur son aptitude au travail. « Pour être confirmés, les animaux LOF doivent savoir travailler », explique François, juge expert confirmateur de la race.



Des épreuves exigeantes
En classe jeune, comme en adulte classe 2 ou 3, les chiens devront conduire des brebis selon un circuit défini à travers des obstacles arrêtés. Ils seront soumis à une épreuve du tri. « Dans un cercle de trente mètres de diamètre, ils devront, à l’occasion des épreuves éliminatoires, isoler deux brebis identifiées par collier sur cinq présentes. En finale, c’est cinq brebis à collier sur 20 que les chiens devront trier », présentent succinctement les deux passionnés. Les épreuves sont chronométrées. « C’est particulièrement exigeant », assure Eric. La conviction quant à l’utilité des chiens dans le quotidien d’une exploitation d’élevage, Eric l’a trouvée lors de la précédente finale nationale organisée en Deux-Sèvres. C’était il y a vingt et un ans à Vasles. « Depuis j’ai eu trois borders. Tous ont beaucoup travaillé », commente-il. Eux mais également leur maître. Le dressage demande rigueur et persévérance. « Dans les trois premières années, il faut travailler tous les jours sur des temps de cinq à dix minutes. Pas plus. Le chien est jeune, il a beaucoup de choses à découvrir. » Les éleveurs s’adressent  aux animaux avec un vocabulaire épuré.  Stop, droite, gauche, avance... « Lors des premières années du chien, il ne faut pas oublier qu’il est là pour apprendre à travailler avec son maître. Les activités futiles que l’on aime effectuer avec son animal de compagnie attendront qu’il ait fini son dressage. » Bénévoles, comme une quarantaine de personnes des environs, Eric et Maryline, François et son épouse Déborah vont œuvrer avec l’ambition de faire de cette finale un moment de convivialité et de découverte pour les non-initiés. « Un  chien LOF présente un coût non négligeable à l’achat. Mais pour qui mène un troupeau et aime la compagnie des chiens, l’investissement est très intéressant. Inscrit, l’animal présente sur le plan de la capacité au travail une certaine garantie. Ensuite tout est une question de rigueur au dressage », encourage Eric Bonneau.

Au programme
- Jeudi 27 août 20 h : tirage au sort de l'ordre de passage pour les demi-finales classe 3.
- Vendredi 28 août 
8 h :  première demi-finale classe 3.
12 h 30 : repas.
14 h : reprise de la première demi-finale.
19 h : assemblée générale de l'AFBC.
- Samedi 29 août
8 h : deuxième demi-finale classe 3.
12 h 30 : repas.
13 h 30 : reprise de la deuxième demi-finale.
- Dimanche 30 août 8 h : finale classe 2.
12 h 30 : repas.
13 h 30 : finale classe 3.
18 h : remise des prix.
La MSA présente sur le site réalisera des démonstrations de contention d’animaux. Entrée 2 euros, gratuit pour les moins de 16 ans, restauration et buvette sur place. Repas vendredi soir (14 €) et samedi soir (18 €), sur réservation.

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