Aller au contenu principal

Unigrains
Le retour de l’affaire Unigrains

Le tribunal correctionnel de Paris doit se prononcer, dans quelques jours, sur l’éventuelle culpabilité de responsables agricoles dans des soi-disant détournements de fonds d’Unigrains au profit de la FNSEA.

En août 2007, le parquet de Paris a requis un non-lieu général pour les responsables agricoles poursuivis dans l’enquête sur d’éventuels détournements de fonds d’Unigrains au profit de la FNSEA. Huit responsables professionnels agricoles, dont l’ancien président de la FNSEA, Luc Guyau, l’ancien président d’Unigrains, Henri de Benoist, l’ancien président de la Confédération nationale de l’élevage, Joseph Daul, Georges Dutruc-Rosset qui fut directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Philippe Vasseur, ont été mis en examen dans cette affaire ouverte, il y a plus de huit ans, en février 2000, et confiée au juge Henri Pons. Selon le réquisitoire du Parquet, les infractions pénales visées « abus de confiance et abus de biens sociaux » ne sont pas constituées. Alors que les juges suivent généralement le réquisitoire du Parquet, le juge Pons en a décidé autrement. En novembre 2007, il a décidé de renvoyer les huit prévenus en correctionnelle. Le procès a été programmé pour octobre 2008. Le juge Pons considère toujours que les transferts de fonds dont a bénéficié la FNSEA sont contraires à l’objet social d’Unigrains qui n’a pas à financer des activités syndicales. Petit retour en arrière. On se souvient que l’enquête a été lancée à la suite d’une plainte de l’Organisation des producteurs de grains, la section Grandes cultures de la Coordination rurale, avec constitution de partie civile contre X pour « abus de confiance, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, et complicité de recel ». Le plaignant se fondait sur un rapport de la Cour des Comptes de 1998 qui dénonçait un certain nombre de dysfonctionnements en matière de gestion des taxes parafiscales dans le secteur céréalier. La Cour dénonçait notamment le fait qu’une partie de ces taxes servait à financer la FNSEA après avoir transité par la confédération nationale de l’élevage. Or, depuis les années 1970 et en concertation avec les organisations professionnelles, les pouvoirs publics de l’époque ont donné leur accord à un soutien financier au profit des organisations syndicales de l’élevage au nom de la solidarité entre céréaliers et éleveurs. Le dispositif a été reconduit tous les ans, avec l’aval de tous les ministres de l’agriculture, qu’ils soient de droite ou de gauche. Jusqu’à ce que la Cour des Comptes remette en cause ces transferts en 1998 et que l’ancien ministre de l’agriculture, Jean Glavany, y mette un terme quelques années plus tard. Retrouvez dans votre journal Agri79 en page 8 un article complet sur cette affaire.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Julien Garault remettait en route ses équipements cette semaine, avant le début de la récolte, jeudi.
Début de récolte des asperges

En début de semaine, l'heure était au nettoyage des machines et la remise en eau. Les premières asperges de la Belle de…

Pascal Luttiau était l'une des chevilles ouvrières du salon Capr'Inov.
Pascal Luttiau s'en est allé

L'éleveur caprin, investi dans la filière et dans le salon international Capr'Inov, est décédé pendant le weekend de Pâques à…

Le festival Agrifest, projet porté par JA 79, devrait se dérouler en septembre sur la commune de Gascougnolles, où exerce le coprésident Romain Auzanneau.
Malgré les difficultés, JA 79 promeut et défend l'agriculture

Vendredi 20 mars, à François, JA 79 a tenu son AG devant un public davantage composé de partenaires que d'adhérents. L'…

Sur le bâtiment, la production des 2 400 m2 de panneaux solaires sera équivalente à la consommation d'environ 133 foyers.
Un projet de 15 ans
Chez Olivier Poirier, en Gaec à Surin avec son neveu et un associé hors cadre familial, le bâtiment qui est en train d'être…
Olivier Leclerc et son apprenti, Sabbir Khalashi, finissent 4e et 3e dans leur catégorie.
4e et 3e Meilleur burger de France pour le chef et son apprenti de Poitiers

La finale nationale de la Coupe de France de burger by Socopa s'est déroulée mercredi, Porte de Versailles, à Paris. Olivier…

Emmanuel Rérolle réduit sa vitesse de conduite pour limiter la consommation de carburant.
Si chère énergie...
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la flambée des prix des carburants fragilise de nombreux secteurs d'activité…
Publicité