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Lait de chèvre
« Le prix du lait de chèvre doit rester à son niveau de 2009 »

Mercredi, les membres des sections caprines des FDSEA de la région ont rencontré Guy Maingret, président d’Eurial et Joseph Giraud, directeur de l’Ucal, pour en savoir plus sur les intentions de la coopérative en matière de prix du lait.

De gauche à droite : Samuel Hérault, Pascal Gerbaud, Philippe Martinot, Jean-François Bernard et Guy Maingret.
De gauche à droite : Samuel Hérault, Pascal Gerbaud, Philippe Martinot, Jean-François Bernard et Guy Maingret.
© DR

Les éleveurs ne veulent pas d’une baisse du prix du lait de chèvres. Explications avec Jean-François Bernard, président de la section caprine de la FRSEA de Poitou-Charentes.

Pour quelles raisons avez-vous souhaité rencontrer les dirigeants d’Eurial ?

Jean-François Bernard : Nous constatons que le marché est engorgé. L’offre rejoint la demande mais surtout, les entreprises nous disent qu’elles ont des stocks importants. Ces huit dernières années, la production augmentait en moyenne de 5 % par an. Mais sur les onze derniers mois, elle progresse de 9% et plus encore sur la fin de l’année 2009. Actuellement les achats des ménages continuent  à augmenter de +5,8% en volume, contrairement aux fromages de vache. Par contre la baisse serait importante sur les produits industriels et sur l’export.

Dans ce contexte de baisse de la consommation, qui inclut également le problème du lait de vache, Eurial laisse courir le bruit que le prix du lait de chèvre va baisser. L’augmentation des stocks ne justifie pas une baisse du prix du lait. Pour nous ce prix doit se maintenir en 2010 au même niveau qu’en 2009. 

Mais les excédents de production peuvent expliquer une éventuelle baisse du prix ?

Il y a un an, à Capr’Inov en particulier, les entreprises nous disaient qu’il fallait produire parce qu’elles avaient besoin de lait… Les éleveurs ont investi, se sont mobilisés dans le plan de pérennisation caprine… nous dire maintenant de revenir en arrière n’est pas possible. D’autant que les entreprises sont d’accord avec nous pour continuer à permettre à des jeunes de s’installer. Il en va aussi de leur intérêt. Il faut donc une maîtrise de la production par les volumes, et pas par les prix. Laisser filer la production est une erreur qui peut coûter cher surtout aux éleveurs : si on ne gère pas au mieux la production, on favorise un écroulement de la valorisation des produits caprins.

Qu’est-il alors possible de faire?

Nous ne voulons pas subir ces écarts d’offre et de demande.  Nous devons étudier tous les outils de maîtrise de la production. Eurial est prête à entrer dans une démarche interprofessionnelle de prix du lait et de gestion des volumes.

Une augmentation de la production française à hauteur des volumes importés ne serait pas une solution ?

Non, car malheureusement dans ce cas il faudra s’attendre à une augmentation des importations de fromages fabriqués aux Pays-Bas ou en Espagne à des prix très bas. La référence de 2009 permet l’équilibre entre l’offre et la demande.  

Vous êtes rassurés après cette rencontre ?

Sur le prix, pas complètement. Par contre, il y a une réelle volonté de faire en sorte que les éleveurs et l’entreprise s’en sortent. On doit se revoir prochainement notamment dans le cadre de l’interprofession, mais nous allons aussi rencontrer les autres entreprises de la région.

 


150 millions de litres transformés par Eurial

Eurial collecte 90 millions de litres de lait de chèvre dans ses trois coopératives (Poitouraine, Ucal, Colarena) et 30 millions sont collectés par des coopératives associées en Espagne ou dans le cadre d’accord avec d’autres entreprises, soit au total 150 millions de litres transformés par an. 

Selon Agrimer, les importations françaises s’élèvent à environ 100 millions de litres pour une production nationale de 450 millions de litres.


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