Le paradis des amateurs de vintage est dans la Vienne
Depuis un peu plus d'un an, Virginie Drouot propose des objets de décoration, meubles, vêtements, bijoux et autres éléments de vaisselle vintage à Nieuil-l'Espoir. Une vraie caverne d'Ali Baba de 200 m2 pour les amateurs des années soixante-soixante-dix.
On vous prévient, faire le tour des quelque 2 000 références que Virginie Drouot a rassemblé dans son "Showroom vintage" prend du temps. Car autour du mobilier, la jeune femme a réuni tout ce qui va avec : des morceaux de tissus d'ameublement aux lampes, en passant par des assiettes, des tapis, des magazines, des jouets, et même du carrelage ou de la tapisserie. Clairement, si on aime le vintage, impossible de ne pas trouver de quoi décorer sa maison, ou même la réaménager entièrement. Et contrairement à ce qu'on peut trouver dans une brocante, tout y est dans un état impeccable. "Je ne restaure pas, mais je nettoie tout très minutieusement. Ce sont des objets de qualité, qui ont parfois quelques marques du temps, mais qui sont de bonne facture, et qui ont une bonne ergonomie". Des objets dont l'espérance de vie est largement supérieure à ce qui se fait actuellement, qu'elle chine un peu partout, y compris à l'autre bout de la France, ou qui lui sont proposés par des particuliers, qu'elle a installés dans un ancien hangar agricole de 200 m2 entièrement restauré, celui de son domicile, à Nieuil-l'Espoir. "J'ai ouvert le 7 décembre 2024" explique Virginie Drouot qui travaillait jusqu'alors dans le prêt à porter. "C'est une reconversion professionnelle, qui m'a demandé des années de réflexion. Et finalement, ce showroom, c'est un mélange de toutes mes passions : le vintage, la décoration, la brocante, le fait de chiner et la vente". Tous les deux mois, c'est avec un plaisir non dissimulé qu'elle réorganise son showroom, afin de changer la mise en scène. "Je trouve toujours une nouvelle thématique". L'été dernier, c'est le camping qui était à l'honneur. Côté clientèle, Virginie Drouot dit avoir autant de visites et d'achats d'habitants du département que du reste de la France. "J'envoie parfois des objets assez loin, ou les gens viennent. Ils savent qu'ils peuvent trouver ici des pièces qu'on ne voit pas partout." Après un peu plus d'un an d'activité, la jeune femme se réjouit d'avoir réussi à "reproduire l'esprit du commerce à l'ancienne, où les gens se parlent. Mon quotidien, c'est aussi beaucoup de rencontres humaines".