Aller au contenu principal

Le non-labour en bio est-il possible ?

La question du non-labour en bio a le vent en poupe et est parfois l’objet de débats. Des idées préconçues sont souvent véhiculées. Il faut prendre le temps de la réflexion et se poser les bonnes questions !

Maïs bio implanté au strip-till dans un couvert broyé de seigle de 9 tMS/ha pou une bonne maîtrise des adventices dans l’inter-rang. Photo de juin 2018.
Maïs bio implanté au strip-till dans un couvert broyé de seigle de 9 tMS/ha pou une bonne maîtrise des adventices dans l’inter-rang. Photo de juin 2018.
© N.C.

En bio, la gestion des adventices est le point qui inquiète le plus et le labour est très souvent dégainé comme « l’assurance tout risque ». « Pour beaucoup, il faut labourer systématiquement pour assurer la propreté de la parcelle ». Mais cette réflexion était-elle toujours la bonne ? L’enfouissement des graines d’adventices permet d’inhiber leur germination mais le labour tous les ans permet seulement de diluer le stock d’adventices sur l’ensemble du profil et, à lui seul, il ne permet pas de gérer les adventices sur le long terme.

La question du travail du sol ou non en cultures bio n’est donc pas la bonne approche mais l’idée est plutôt d’appréhender la gestion des adventices sur la parcelle bien en amont et en utilisant les méthodes agronomiques les plus adaptées (rotations, choix variétaux, associations, couverts végétaux…). Finalement, l’approche doit avant tout être dans l’anticipation et l’agronomie.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Salarié agricole à Augé, Loïs a combattu les feux en Gironde
Depuis le 18 juillet, une vingtaine de sapeurs-pompiers deux-sévriens, volontaires et professionnels, partent toutes les 72 h en…
Quand les ovins cohabitent avec les arbres
Le concours national Graines d’agriculteurs est organisé par Terres Innovantes, le fonds de dotation de Jeunes Agriculteurs. Il…
Des produits locaux, mis en conserve localement
Avec « la Conserverie du Moulin », Axel Patissous a lancé la commercialisation de ses rillettes de porc, de poulet et de plats…
Vente aux enchères : « Du jamais vu en Rouge de l’Ouest »

Des prix moyens à 930 € le bélier et trois top prix à plus de 2 500 €, même les plus anciens éleveurs de Rouge de l’Ouest n’…

« La modulation des doses est une innovation majeure pour l’agriculture »
Au Gaec la Roche Ruffin, à Pamproux, la modulation des apports d’intrants est entrée dans les pratiques depuis 2018 avec l’…
Moissons : des rendements décevants en Poitou-Charentes
La récolte de céréales dans le département est terminée depuis quelques jours. Les organismes stockeurs font part de leurs…
Publicité