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Le défi de la transmission des entreprises artisanales

Dans l’artisanat, la transmission des entreprises se confronte à plusieurs obstacles : l’âge et la non-anticipation des cédants, l’emplacement de l’entreprise et sa valeur économique…

Il y a un an, Pascal Menesplier a repris une boulangerie dans la commune de Saint-Michel.
Il y a un an, Pascal Menesplier a repris une boulangerie dans la commune de Saint-Michel.
© Estelle Bescond

En France, dans l’artisanat, les plus de 55 ans représentent 30 % du tissu économique. 2 000 entreprises sont donc potentiellement à reprendre sur le territoire. Dans ce secteur, la transmission apparaît alors comme un enjeu majeur.

Les jeunes sont plutôt présents pour prendre la relève mais certaines difficultés viennent compliquer la transmission. « Le premier problème auquel on se confronte est l’âge. Un artisan, en règle général, travaille bien au-delà de 55 ans donc il commence à se poser la question de la transmission à 60 ou 65 ans. Pour réaliser une bonne transmission, cela prend trois à cinq ans », explique Hervé Renoux, directeur du service économique à la chambre des Métiers et de l’Artisanat de Charente.

Les entreprises artisanales sont sensibilisées à cette problématique mais beaucoup de chefs d’entreprise ne pensent pas à cette échéance et ne l’anticipent pas. Lors de la transmission « l’entreprise doit avoir une valeur économique et doit être un outil de travail opérationnel, avec une clientèle et une rentabilité ».

Mais cela ne fait pas tout. L’implantation de l’entreprise, en milieu rural par exemple, peut être un frein car « ce n’est pas forcément un facteur d’attractivité et cela devient un handicap pour la reprise ».

 

Lire notre article et portraits en pages 4 et 5 de notre édition du jeudi 6 avril.

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