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Apiculture
Le cheptel doit se renouveler, les générations d’apiculteurs aussi

Maintien du cheptel et installations d’apiculteurs sont deux des préoccupations du GDS apicole qui tenait son assemblée générale le 17 mars à la chambre d’agriculture.

© Réussir
L’année 2011 a, selon le président du GDS apicole, enregistré une production de miel quantitativement similaire à celle de 2010 à savoir 30 kg par an et par ruche chez les apiculteurs professionnels. Et François Chauveau de préciser :
« C’est une production moyenne sous des conditions climatiques très atypiques ». A noter également une dichotomie nord sud : « Si la miellée de printemps s’est révélée correcte dans le nord du département, elle a été médiocre dans le sud. Et la tendance s’est inversée pour la miellée d’été ».
Ce miel est produit par un peu moins de mille apiculteurs deux-sévriens dont 800 amateurs qui ne possèdent pas plus de dix ruches (une ruche abrite de 60 000 à 80 000 abeilles) et produisent du miel pour la consommation familiale, 150 semi-professionnels détenteurs de 10 à 200 ruches et une quarantaine de professionnels possédant chacun plus de 200 ruches. Ces deux dernières catégories approvisionnent le marché local, les GMS... « Vivre de ce métier est aujourd’hui difficile alors qu’il n’y a aucun problème de débouché, martèle le président du GDS apicole. Dans l’Hexagone, 35 000 tonnes de miel sont consommées chaque année et seules 15 000 à 20 000 tonnes sont produites en France. Aujourd’hui nous avons un problème de maintien du cheptel et de renouvellement des générations d’apiculteurs. »
Le département n’a en effet quasiment pas enregistré d’installations depuis 1995 ou les rares apiculteurs à s’être installé ont jeté l’éponge. Aussi, la profession se mobilise notamment à travers la structuration de la filière.

Un cheptel malade
« Si le cheptel était bien portant au printemps, il a décliné au mois de juin. » Un constat aux causes multiples non toutes identifiées selon l’apiculteur. La nosémose, maladie virale qui affecte le système immunitaire de l’hyménoptère, a sa part de responsabilité. Ainsi que le frelon asiatique et les produits phytosanitaires même si « l’ensemble de la profession agricole a modifié ses pratiques quant à l’application de ces produits.  D’ailleurs le nombre conséquent de formations Certiphyto en est le témoignage ». Et François Chauveau de conclure : « Il y a vingt ans, le taux de renouvellement du cheptel était de 3% à 5%, il est aujourd’hui de 30% voire 50%. L’impact économique est conséquent ».
Haro sur le frelon asiatique
La lutte contre le frelon asiatique ne faiblit pas et, comme le rappelle François Chauveau, « c’est le moment de piéger les reines ». La commune de Celles-sur-Belle est d’ailleurs un bel exemple de mobilisation : dix nids ont été détruits il y a 3 ans, 70 il y a 2 ans et 40 il y a un an.
Contact : Fdgdon au 05 49 77 16 55.
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