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Aviculture
La volaille n’est plus grippée, la production reprend du poil de la bête

La production de volailles a poursuivi son redressement au cours du premier semestre 2008. Visite au Gaec des frères Naudon qui enregistre de bons résultats.

Fin 2005 débutait l’épisode de la grippe aviaire et allait entraîner la production avicole dans la crise avec une baisse brutale de la consommation, des allongements de vides sanitaires dans les poulaillers ainsi que d’importantes difficultés économiques pour tous les acteurs de la filière. Trois ans plus tard la confiance est revenue, la consommation est repartie, les entreprises se sont restructurées et de nouveaux poulaillers sortent de terre. Les portes-ouvertes organisées récemment par le groupe Val’iance à Sainte-Ouenne sont là pour le confirmer. La société Bellavol, à Rorthais devait, quant à elle, organiser des portes ouvertes jeudi 23 octobre ( à lire dans notre prochaine édition).

Un premier trimestre 2008 encourageant

Même si elle n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise de la grippe aviaire, la production de volailles a poursuivi son redressement au cours du premier semestre 2008. C’est le poulet qui bénéficie le plus de cette hausse, la dinde confirmant un déclin régulier de production observé depuis quelques années.
Le poulet, c’est justement ce que produit depuis 10 ans Christophe Naudon associé en Gaec à Sainte-Ouenne avec son frère Frédéric qui se consacre principalement à l’activité céréalière. Des volailles chez des céréaliers de la plaine de Niort c’est plutôt rare mais, comme l’indique Christophe , « la volaille m’a toujours attiré et, face aux difficultés pour trouver de nouvelles terres j’ai décidé d’assouvir ma passion en construisant un premier poulailler en 1998 ». Les résultats obtenus sont bons, un sens confirmé de l’élevage et un coté méticuleux et rigoureux dans le suivi des bandes de volailles de la part de Christophe y contribuent. Souhaitant développer cette activité, il décide de construire un second poulailler en s’appuyant sur l’expérience acquise pendant dix ans. « Le mode de ventilation du premier bâtiment ne me plaisait pas entièrement, trop compliqué à gérer, une ambiance qui variait dans le poulailler », explique Christophe pour expliquer son choix d’une ventilation dynamique transversale à la place d’une extraction en pignon.

Coût de l’investissement : 149 euros/m2
Le nouveau bâtiment de 1260 m2 est entré en service en août 2008. Il est équipé de trappes Kan’air qui, associées au boîtier de régulation Avitouch, assure une parfaite maîtrise de la circulation d’air dans le poulailler. Un atout constaté par Christophe en cours d’élevage de la première bande de poulets rentrée fin août. Quatre canons à air chaud pour le chauffage, trois chaînes d’alimentation et trois lignes de pipettes pour l’abreuvement complètent l’équipement intérieur. L’investissement total s’est élevé à 187 572 euros soit 149 euros/m2 .Christophe a profité de ces travaux pour rénover le 1er poulailler en modifiant sa ventilation (même option que pour la construction) et en l’équipant d’abreuvoirs à pipettes.
Cette nouvelle construction correspond à la politique de maintien du potentiel de production mis en place par le groupe Val’iance qui souhaite conserver un parc de bâtiments suffisant pour alimenter les différentes structures d’abattage et de transformation présentes dans le département et dans la région. « Nous incitons à la rénovation des poulaillers pour les maintenir en bon état et assurer de bons niveaux de performance, souligne Gérard Rondel, directeur de Val’iance. Nous favorisons la transmission des sites existants pour remplacer les départs à la retraite et nous accompagnons également les projets de constructions de bâtiments neufs afin d’assurer un minimum de renouvellement. » Des aides financières sont apportées par le groupement pour aider les éleveurs qui souhaitent rénover ou construire.
Un plus à signaler également pour cet élevage qui, par sa production de déjections riches en éléments fertilisants, procure une économie d’engrais minéraux de l’ordre de 15 à 20 000 ? /an . Ceci explique sans doute les demandes croissantes de fumier de volailles reçues par les aviculteurs de la part des céréaliers. Comme quoi Christophe Naudon était peut-être, en 1998, un précurseur qui s’ignorait.

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