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La Région veut garder la compétence de l’apprentissage

Le gouvernement a lancé la concertation sur la réforme de l’apprentissage. Lors de l’inauguration du Campus des métiers de Cognac, Alain Rousset, président de Nouvelle-Aquitaine, est monté au créneau pour que la Région garde le pilotage de l’apprentissage.

Quatorze apprentis tonneliers ont reçu leurs diplômes des mains d’Alain Rousset (à gauche), à l’occasion de l’inauguration du Campus des métiers, la semaine dernière.
Quatorze apprentis tonneliers ont reçu leurs diplômes des mains d’Alain Rousset (à gauche), à l’occasion de l’inauguration du Campus des métiers, la semaine dernière.
© Fabienne Lebon

Après Barbezieux, Cognac… « Je mesure ma chance d’inaugurer deux centres de formation des apprentis en un mois et demi » a lancé Geneviève Brangé, le 29 novembre, après avoir fait visiter le nouveau Campus des métiers, situé rue du Repos, à une pléiade d’invités. « Disposer d'un tel outil est le résultat de 20 ans de travail », a ajouté la présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Charente.

Pour autant, tout n’est pas encore solutionné, selon elle. « Reste encore la question de l’hébergement et du transport des apprentis à régler », a-t-elle affirmé, en se tournant vers Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui a financé 3,2 millions des 6,7 millions du coût de reconstruction du site.

Le président de la Région venait lui aussi de s’exprimer, ne cachant pas « sa crainte » alors que la concertation pour la future réforme de l’apprentissage vient de s’ouvrir. La « crainte » en question porte sur le projet, prêté au gouvernement, d’intégrer les branches professionnelles au cœur de la gestion de l’apprentissage et de voir la Région perdre ses prérogatives en matière d’ouverture et de fermeture de CFA, ainsi que le financement qui va avec. Ce que le président Rousset n’a pas manqué de dénoncer vigoureusement, pointant du doigt « les déconnections et les certitudes technocratiques de l’Etat ».

« Un des boulets de la France, c’est la centralisation, a ajouté Alain Rousset. Parce que l’Etat ne met pas les moyens nécessaires en face. Il faudrait y consacrer plus de deux milliards d’euros par an, y compris pour l’éducation qui doit être décentralisée. Je l’ai dit hier (N.D.L.R. : mardi 18 novembre) à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Des plateaux techniques, comme il en a été créé dans ce CFA pour l’esthétique, cela n’existe même pas dans...

...Lire notre article dans La Vie Charentaise du 7 décembre, en page 6.

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