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Grêle
La profession engage des démarches pour les sinistrés de la grêle

Cent vingt personnes ont participé à une réunion d’information sur les conséquences des dégâts causés par la grêle. La profession veut mobiliser tous les leviers à sa disposition.

Cent vingt personnes du couloir entre Mauzé-sur-le-Mignon et Belleville jusqu’à Vasles ont participé à la réunion d’information, lundi.
Cent vingt personnes du couloir entre Mauzé-sur-le-Mignon et Belleville jusqu’à Vasles ont participé à la réunion d’information, lundi.
© N.C.

A l’initiative de la Fnsea 79, 120 agriculteurs se sont retrouvés aux Ruralies pour faire le point sur les dégâts causés par la grêle dans la nuit du 16 au 17 juin. Dès le jeudi 20, une délégation conduite par Alain Chabauty, président, Olivier Renaud, secrétaire général et Patrice Coutin pour la chambre d’agriculture, s’est rendue dans la zone la plus touchée pour constater les premiers dégâts. Dans le secteur de Granzay-Gript, ils ont rencontré une quinzaine d’agriculteurs dont les cultures ont été sinistrées, à 100% pour certains.
Cette rencontre a permis de recenser dès lundi les exploitants, 70 environ, et les communes concernées, une quarantaine. « Nous voulons proposer une méthode de travail et engager des démarches globales, voire avec les départements voisins », estime-t-on à la Fnsea 79.
Un programme de travail a été mis en place, mais il n’exclut pas que les agriculteurs déclarent leurs sinistres à leur assureur. Cet incident climatique ne permet pas de bénéficier de la procédure calamités, ni de celui de catastrophe naturelle, « parce que le bien est assurable », rappelait Alain Chabeauty qui ne veut pas en rester au simple constat. « A  situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles », estime-t-il. « La grêle est un bien assurable poursuit-il, il ne faut pas s’attendre à des miracles, mais on se doit de prendre le dossier à bras-le-corps. »
La profession demande qu’une commission d’enquête officielle se rende sur place pour valider la zone concernée et les taux de perte. C’est un préalable pour que des prêts relais puissent être débloqués, que le dégrèvement d’impôts fonciers ou des reports de charges soient obtenus, voire que des aides soient versées par anticipation. La profession veut par ailleurs obtenir de l’administration, la garantie que les sinistrés ne perdront pas de DPU. Elle demande aussi des dérogations à l’implantation de Cipan et à l’utilisation des fourrages MAEt.
Parallèlement, la chambre d’agriculture et les coopératives sont sollicitées pour apporter des conseils techniques permettant de limiter les conséquences de la destruction partielle ou totale des cultures. Certains pourraient être intéressés par l’ensilage de céréales dont les grains n’arriveront pas à maturité dans de bonnes conditions. D’autres s’interrogent sur la possibilité de ressemer des cultures détruites (lire en page 18).
La profession demande aux maires de signaler à la préfecture les dégâts constatés sur leur commune. Les agriculteurs qui ne se sont pas manifestés peuvent encore le faire auprès de la Fnsea 79.    G. R.

Assurance : deux numéros

Le Crédit agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres et Pacifica ont mis en place « des moyens très importants afin d’accompagner au mieux » ses clients et sociétaires victimes de la grêle. Le 21 juin,  1 181 sinistres étaient déclarés et pris en charge sur les deux départements. N° vert de déclaration de sinistre : 0.800.810.812. Même démarche de la part de Groupama, au numéro : 800 250 250.

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