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Bovins
La mécanisation, un poste à maîtriser

La mécanisation est le premier poste de charges dans les exploitations, d’où l’importance de bien le maîtriser. Une étude du réseau de l’Ouest/Pays de la Loire/Deux-Sèvres menée l’an passé dans les élevages de bovins viande montre qu’il existe des marges de manœuvres.

 

Observé sur 80 élevages de bovins viande, le coût moyen de mécanisation est de 395 €/ha de SAU. Il comprend les charges d’investissement (amortissements), des dépenses d’équipement non amorties (petit matériel), des dépenses d’entretien et de fonctionnement, des coûts de carburant et des coûts délégués avec les travaux par tiers. Il représente 28 % des charges totales et 45 % des charges de structure. Ramené au kilo de viande vive produite, cela représente 70 à 80 centimes d’euros. 

Les amortissements constituent le poste majeur des charges de mécanisation avec 44% du coût soit environ 170 € par ha. Ils sont issus des investissements récents et des stratégies fiscales. La partie traction est essentielle. Les travaux par tiers représentent le quart des frais de mécanisation. C’est logique, puisque presque tous les éleveurs font appel aux CUMA ou à des entreprises pour les récoltes fourragères ou les moissons. Cette pratique permet de réduire un peu le poste général de 10 à 20 centimes par kg vif. 

 

2,2 tracteurs par unité de main-d'œuvre

Dans les élevages naisseurs-engraisseurs, l’engraissement des bovins nécessite plus de mise en culture de surfaces que pour les naisseurs. Avec 417 €/ha contre 281 €/UGB, le coût de mécanisation semble important mais il est raisonné au volume de production avec 72 € pour 100 kg vif contre 82 en naisseurs. Les travaux par tiers représentent un coût par ha de 70 €. Les frais de carburant et d’entretien du matériel sont supérieurs de 20 % à 30 % comparés à ceux des naisseurs. 

C’est dans les élevages engraisseurs de jeunes bovins et cultures que s’observent les plus fortes charges de mécanisation. C’est presque la totalité de la SAU qui est ici emblavée tous les ans et le parc matériel est celui d’exploitations de grandes cultures avec un complément relatif à l’élevage. Le coût de mécanisation atteint 471 €/ha. Les systèmes avec atelier de volailles ou de porcs ont aussi des coûts importants, principalement liés aux besoins supplémentaires en termes d’équipement ou d’appel aux travaux par tiers (récolte ou épandage). Pour tous les systèmes, le poste traction illustre assez bien le niveau d’équipement et de fait les coûts de mécanisation. On dénombre environ 2,2 tracteurs présents par unité de main-d’œuvre et 15,6 heures par ha. Cette étude révèle ainsi que la gestion des cultures fourragères entraîne des besoins non négligeables en équipements et en heures de traction aussi bien pour la mise en place et la récolte que pour la distribution des fourrages.

 

Des marges de progrès sensibles 

L’importante variabilité du poste de mécanisation, rapportée par l’enquête, illustre les marges de progrès possible. Rapporté par ha de SAU, le poste mécanisation varie de 250 à 550 € pour des systèmes naisseurs engraisseurs comparables. Aux 100 kg vif produit, il varie de 22 € à 128 €, avec un pourcentage important d’élevages naisseurs engraisseurs ayant un coût de mécanisation compris entre 40 et 80 € par 100 kg vif produit. Au-delà des équipements qui sont finalement assez proches entre systèmes, la différence se fait beaucoup sur la capacité des exploitations à les amortir par la production de viande.

 

 

ADAZKZ53_0.pdf (23.6 Ko)
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