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luzerne
La luzerne peut trouver sa place dans les systèmes céréaliers

Une réa eu lieu à Brûlain le 19 mars. Elle était animée par Corea, représentant l’de coopératives 3A et la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres, et la société Durepaire, transformateur de végétaux, à Verdille en Charente.

La réunion a permis aux agriculteurs producteurs et non producteurs d’échanger sur la conduite de la culture de la luzerne, sur son itinéraire technique et notamment sur les modalités de semis possibles.
La réunion a permis aux agriculteurs producteurs et non producteurs d’échanger sur la conduite de la culture de la luzerne, sur son itinéraire technique et notamment sur les modalités de semis possibles.
© N.C.

La culture de la luzerne était au cœur des échanges organisés à Brûlain avec les agriculteurs du réseau Dephy  Ecophyto, constitué de fermes engagées dans la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires.
La luzerne a effectivement des atouts certains en tant que fourrage. C’est une légumineuse, donc riche en azote. L’apport de matière azotée dans la ration permet de réduire les apports de concentrés, ce qui est indispensable pour réduire les coûts de production.  De plus, la luzerne a des atouts agronomiques : arrière-effet de 50 à 80 U d’azote/an sur les 2 à 3 cultures qui suivent la luzerne, rendement supérieur de ces cultures, étouffement des adventices, fissuration du sol. Ces atouts intéressent les céréaliers.
La société Durepaire, basée à Verdille, a mis en place une filière luzerne : transformation et vente sous différentes formes pour ruminants et chevaux. La société recherche des producteurs, éleveurs ou céréaliers, dans le sud Deux-Sèvres. Elle utilise de la luzerne sur pied (récolte par un entrepreneur) ou en foin. Les prix sont disponibles sur demande.
La réa permis aux agriculteurs producteurs et non producteurs d’échanger sur la conduite de la culture, sur l’itinéraire technique et notamment sur les modalités de semis possibles : à l’automne, au printemps, sous couvert de tournesol, d’orge de printemps ou de pois de printemps. Cela doit être décidé selon le type de sol et ce qui réussit chez l’agriculteur. La question se pose de broyer ou non en entrée d’hiver. Cette pratique favorise une bonne reprise mais peut protéger les campagnols et tasser le sol si celui-ci est peu portant.
Les besoins de la luzerne en fertilisation de fond sont élevés : apporter 50 à 70 U de P par an, en particulier lors du semis pour un bon enracinement et 130 à 150 U de potasse en fractionnant après chaque coupe. Dans certains sols, des apports d’oligo-éléments peuvent être justifiés. Tous ces éléments peuvent être apportés par du fumier ou du compost, cela est permis par la directive nitrates. La récolte est également un point délicat pour ne pas perdre de feuilles.  Enfin, une visite des essais de variétés luzerne de Corea a été effectuée. Les variétés ne sont pas uniquement comparées sur l’aspect rendement mais aussi sur leurs valeurs alimentaires UFL et MAT.

Pour en savoir plus

http://www.durepaire.fr/ ou http://www.coreapc.fr/. Une fiche Luzerne est également disponible sur le site de la chambre d’agriculture dans la rubrique grandes cultures sur www.deux-sevres.chambagri.fr

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