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Contrôle laitier
La filière prescrit le conseil technique

La structure départementale tenait son assemblée générale jeudi 29 janvier, à Viennay. Le Contrôle laitier s’interroge sur la nature du conseil technique à apporter aux éleveurs.

« Nous travaillons, nous réfléchissons à une nouvelle manière d’intervenir auprès des éleveurs », a expliqué Jean-Yves Rousselot, lors de l’assemblée générale du Contrôle laitier.
« Nous travaillons, nous réfléchissons à une nouvelle manière d’intervenir auprès des éleveurs », a expliqué Jean-Yves Rousselot, lors de l’assemblée générale du Contrôle laitier.
© DR

Au mot « relance », la filière caprine a préféré « pérennisation ». L’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Jeudi 29 janvier, lors de l’assemblée générale du Contrôle laitier des Deux-Sèvres, Franck Moreau (Fnec) et Patrick Charpentier (Anicap) témoignaient, à la tribune, de la détermination de la filière à aller de l’avant. Le cadre de l’action est fixé. Le conseil technique sera au cœur du programme qui dès 2009 doit mener les exploitations les moins performantes vers des résultats économiques valorisants.
Ici, le contrôle laitier a une carte à jouer. « Nous travaillons, nous réfléchissons à une nouvelle manière d’intervenir auprès des éleveurs », explique Jean-Yves Rousselot, président. Le Suivi des performances individuelles caprines (Spic) est une réponse. Le conseil développé s’appuie non plus sur la comparaison des résultats entre exploitations mais sur l’évolution des critères propres à chaque exploitation.

Aides au suivi technique
Validé par l’interprofession, le plan de pérennisation ouvre la marche du progrès. Ces derniers jours, les conseils d’administration des entreprises laitières valident le montant des aides qui seront accordées aux éleveurs qui s’engageront dans un suivi technique. « Il est question de 1, 2 ou 3 euros supplémentaires aux 1000 litres de lait produits », annonce Patrick Charpentier. A ces aides pourront être cumulées les financements accessibles par le biais du contrat de plan Etat-Région. Sur une prestation facturée 600 euros l’année aux éleveurs (*), « l’idéal serait que la moitié au minimum soit prise en charge », lâche-t-on prudemment à la tribune.
Partie du constat que les exploitants qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui sont techniquement accompagnés, la filière met en avant cette stratégie. La Fnec et l’Anicap font un pari. L’amélioration de l’efficacité économique devrait doper les revenus et par incidence doper la production. « Une nécessité, affirme Patrick Charpentier. Les fromages se vendent bien. Pour faire face à la croissance du marché, les entreprises importent 100 millions de litres de lait. Cette dépendance de la production extérieure est un handicap qu’il est impératif de soigner ».

Cohérence dans le conseil
Afin de donner à ce programme les meilleures chances de réussite, la filière émet le souhait de voir les structures qui vendent du conseil se mettre autour d’une table. « Un éleveur pour un même problème ne peut pas recevoir des conseils diamétralement opposés. » Ce qui a pu se faire dans le passé doit cesser, s’accordent les intervenants. Dans cet objectif, l’Institut de l’élevage vient d’élaborer un diagnostic d’exploitation. « Nous souhaitons que les entreprises de services travaillent toutes à partir de celui-ci. Et pour le reste, insiste Franck Moreau, c’est à nous, responsables professionnels d’être vigilants et d’oeuvrer au sein de nos conseils d’administration pour que la stratégie des structures n’aille pas à l’encontre de l’intérêt des éleveurs. »


(*) Evaluation faite à partir des informations fournies par les différents prestataires de service.

Le contrôle laitier en chiffres

- Bovins : le nombre d’adhérents continue de baisser. En 2008 le service suivait 584 troupeaux. 31 % de moins qu’en 1998.
A l’inverse, le nombre de vaches suivies est en augmentation. + 110 entre 2007 et 2008. Une réalité qui affirme l’actuelle tendance à l’agrandissement des troupeaux. Les cheptels de moins de 30 vaches sont en nette diminution. Les regroupements d’exploitation concourent à une augmentation significative des élevages de plus de 70 animaux.
Pas de grandes évolutions en 2008 sur les taux : TP : 32g/l ; TB : 39,5g/l.
Côté cellules, 2008 est une catastrophe. La moyenne de l’année est proche de 345 000. Ce phénomène trouve son explication « dans la production à tout prix, explique Elise Castex, technicienne. Pour honorer les quotas, vous avez limité les réformes. Parfois la concentration des animaux pouvait atteindre un seuil critique. En 2009, il va falloir travailler pour rattraper la situation ».
- Caprins : en 2008, la production moyenne par chèvre est en baisse. 895 litres en 2007 elle est passée à 868 litres en 2008. Les élevages qui obtiennent les meilleurs résultats techniques comptent entre 200 et 300 chèvres (883 kilos par chèvre). Le TP moyen est de 31,4 ; le TB de 36,7. Comme en vache, les taux cellulaires se sont fortement dégradés. Les besoins en lait ont en caprin, comme en bovin, limité les réformes. Des animaux infectés qui auraient dû être écartés ont été conservés.

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