Aller au contenu principal

La filière française amorce la pompe à arguments

La directive européenne énergies renouvelables 2 (Red2) propose de substituer aux biocarburants de première génération ceux de la deuxième génération. Une position que fustigent les acteurs de la filière français en appelant l’addition des deux.

Dans son usine à Chalandray, la coopérative Centre Ouest Céréales produit 150 000 tonnes
de tourteaux pour 90 000 tonnes d’huile végétale. La vente de biocarburants de première génération sécurise un modèle économique.
Dans son usine à Chalandray, la coopérative Centre Ouest Céréales produit 150 000 tonnes
de tourteaux pour 90 000 tonnes d’huile végétale. La vente de biocarburants de première génération sécurise un modèle économique.
© Elisabeth Hersant

La coopérative Centre Ouest Céréales, qui fédère 2 000 adhérents sur les départements de la Vienne, des Deux-Sèvres, de l’Indre et de l’Indre-et-Loire, participe au débat qui s’ouvre sur le contenu de la directive européenne énergies renouvelables 2 (Red2). « La rentabilité de la production de biodiesel, et par incidence de protéines végétales sous forme de tourteaux, est menacée. Quid des 80 000 ha d’oléagineux produits par nos adhérents pour la trituration si de telles positions étaient validées », alerte François Pignolet, directeur général de COC.


Les propositions, officialisées fin novembre lors de la présentation par la commission européenne de son « paquet d’hiver » (1), seront étudiées dans les mois à venir par le Conseil et le Parlement européen. D’ici là, les acteurs de la filière française des biocarburants fourbissent leurs arguments. « En validant la directive dans ses termes actuels, non seulement l’Union européenne n’atteindra pas les 27 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale d’ici à 2030, mais en plus, les conditions de cet échec auront déstabilisé toute une filière économique construite sur le socle législatif de 2009 » (2), juge Claude Soudé, directeur adjoint de la Fédération française des producteurs d’oléagineux (FOP).

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Dany Dubernard a été élue maire de Boivre-la-Vallée en mai 2020. Elle ne se représente pas en mars 2026.
Boivre-la-Vallée supprime ses communes déléguées
Le 1er janvier, Boivre-la-Vallée n'aura plus ni mairie déléguée ni maire délégué. Une économie mais aussi une meilleure…
L'élevage d'Anne Boutet affiche une longévité record.
À Pamproux, Anne Boutet incarne l'excellence caprine

L'éleveuse du sud Deux-Sèvres conduit un troupeau de Saanens aux hautes performances techniques et génétiques, notamment en…

Mathieu Ramus et Clément Tholance ont notamment aménagé cette salle de jeux dans la tour médiévale.
Un gîte pour les amateurs de jeux vidéo
Dans quelques jours, un concept unique en France ouvre à Vivonne: un gîte suréquipé qui permet aux amateurs de jeux vidéo d'…
Les deux bâtiments pour les gestantes sont sur aires paillées en pente. De gauche à dr. : Régis Rézeau (Cooperl), Jérôme Clerc, Jeanne (salariée sur la ferme) et Samuel Bernard (Alicoop).
Un agrandissement de bâtiment plus que raisonné

Dans les plaines céréalières, l'élevage hors-sol montre sa pertinence. Jérôme Clerc s'est lancé en porcs (naisseur-engraisseur…

Sébastien Depoorter est directeur de l'établissement M-Extend de Loudun
Dans les coulisses de l'industrie locale
Dans le cadre de la semaine de l'industrie, le site de Loudun de la société M-Extend (anciennement Manip') ouvre ses portes. Son…
Mélanie Gatard a lancé son activité d'apicultrice en 2023 à Chabrac.
Une année correcte pour le miel
Installée depuis 2023, Mélanie Gatard est apicultrice à Chabrac.
Publicité