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Sanitaire
Gale ovine : les bons réflexes à adopter pour une lutte efficace

Pour lutter contre cette maladie responsable de pertes économiques importantes, des solutions efficaces sont disponibles. La plus grande rigueur s’impose.

Après des démangeaisons, les brebis ayant la gale voient leur toison dépouillée et des croûtes apparaître. Chez l’agneau, des taches peuvent faire leur apparition : on parle d’agneau léopard.
© GDS

La gale est une parasitose très contagieuse provoquée par un acarien qui vit sur la peau et se nourrit de débris cutanés et de lymphe. Il existe différents types de gale. La plus fréquemment rencontrée est la gale psoroptique. Cette maladie se développe sur tout le corps du mouton, se propage rapidement au sein des troupeaux, avec une durée du cycle de 10 à 12 jours.

Les symptômes vont d’un portage latent sans symptômes (porteurs sains) à la mort. Dans un troupeau atteint, jusqu’à 90 % des animaux peuvent être affectés. Ils présentent des démangeaisons et une toison dépouillée. Des croûtes jaunâtres apparaissent également, recouvrant une peau suintante. La peau s’épaissit et forme des indurations du derme dans les croûtes. À ce stade, les animaux commencent à maigrir et leur état peut alors rapidement se dégrader vers la mort.

Des pertes économiques importantes

La maladie a des répercussions économiques très importantes dans les élevages infectés, avec 17 à 28 % de perte de marge brute par brebis, dues à la baisse de la fertilité, la perte de valeur bouchère, la chute du GMQ, la perte de quantité et de qualité de laine, la moindre qualité du cuir et enfin le coût des traitements (préventifs et curatifs).

L’infection se fait avec des morceaux de laine ou un milieu contaminés. Cela peut se produire lors de l’achat d’un animal infecté mais ne présentant pas de lésions (porteur sain), lors de mélange de troupeaux (clôtures mitoyennes) ou bien indirectement à partir d’objets qui ont été en contact avec les porteurs et donc souillés par des parasites.

Une mise en quarantaine comme sécurité

La gale ovine s’exprime surtout en hiver, les UV du soleil limitant le parasite. Son diagnostic repose sur les signes cliniques. Le diagnostic de la maladie est confirmé par l’identification du parasite au microscope ou par une analyse sérologique (modalités d’utilisation du kit sérologique en cours par GDS France).
Lors d’un achat d’un animal, la prévention est donc nécessaire et se fait par une mise en quarantaine de trente jours minimum.

Deux bains pour tous les animaux

En cas de gale avérée, un traitement doit être mis en place. Une seule brebis mal traitée entraînera un échec de traitement ! Il faut donc bien respecter le mode d’administration, la posologie et le nombre de traitements.

Tous les animaux de l’élevage doivent être traités dans un laps de temps le plus court possible (au mieux le même jour). Les bâtiments et le matériel doivent être nettoyés, désinfectés et désinsectisés avec un acaricide pendant que les animaux sont mis à l’herbe. Un vide sanitaire d’au moins une quinzaine de jours permet l’assainissement des locaux contaminés.

Le traitement recommandé est la baignade : deux bains à quatorze jours d’intervalle pour tous les animaux. Une autre baignade est recommandée dans le courant de l’année.
Pour permettre aux éleveurs d’appliquer le protocole, le GDS 86 a acquis deux baignoires mobiles. Elles sont mises à disposition des éleveurs de la Vienne, en contrepartie d’une petite contribution financière. Elles sont utilisables par les élevages des départements de la Charente et des Deux-Sèvres, sous les mêmes conditions que les élevages de la Vienne.
 

 

 

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