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FNSEA16 : Les étiquettes passées au crible

Le 19 décembre, la FNSEA16 et JA ont mené une action dans deux enseignes de grossistes, à Angoulême, pour dénoncer la distorsion de concurrence.

Les agriculteurs de la FNSEA16 et de JA ont scruté les étiquettes des produits vendus par deux grossistes d’Angoulême.
Les agriculteurs de la FNSEA16 et de JA ont scruté les étiquettes des produits vendus par deux grossistes d’Angoulême.
© Estelle Bescond

Alors que le Premier ministre Édouard Philippe doit présenter la conclusion des États généraux de l’alimentation ce jeudi 21 décembre, la FNSEA a voulu se faire entendre en début de semaine. Le 19 décembre à Paris, seize FDSEA et JA ont réuni quelque 800 agriculteurs pour dénoncer « les distorsions de concurrence » et le double discours du président de la République concernant la qualité de l’alimentation dans le cadre des accords de libre-échange avec le Canada (Ceta) et le Mercosur.

En Charente, cela s’est traduit par une action menée par la FNSEA16 dans deux enseignes de grossistes, Promocash et Metro, à Angoulême. L’objectif était d’informer les consommateurs sur les différences de production et de réglementations entre l’Europe et ces pays : selon un tract distribué, en Argentine, au Brésil et au Canada sont autorisés les hormones de croissance pour le bétail, 80 % de part d’OGM (contre 5 % en Europe) dans les rations alimentaires animales, les farines animales, le chlore et l’acide lactique pour le rinçage microbien pour la viande, une durée de transport des bovins de 28 heures sans pause (14 heures en Europe), etc.

«Les efforts demandés en France ne sont pas les mêmes qu’ailleurs : le consommateur doit le savoir », relève Patrick Soury, président de la FNSEA16. Les agriculteurs demandent une harmonisation des normes, de la cohérence dans le discours des politiques et une protection de la production française.

« L’agriculture française a la chance d’avoir su garder ses structures familiales, ses races, ses fromages. Les enjeux sont là : préserver notre agriculture. L’agriculture est devenue un enjeu sociétal énorme car les consommateurs veulent savoir ce qu’il y a dans leur assiette. Il faut que l’on dise qui l’on est ! », affirme Jean-Luc Lassoudière, viticulteur à Saint-Fraigne.

Répondre aux besoins des clients

C’est pourquoi, dans la matinée du 19 décembre, une douzaine d’agriculteurs, FNSEA16 et JA, ont vérifié les étiquetages des aliments. « Il faut que le consommateur ait les connaissances pour pouvoir acheter en connaissance de cause », estime Patrick Soury. Aucun manquement sur l’affichage des origines n’a été constaté mais des éléments ont été relevés par les agriculteurs. Sur une huile...

...A lire dans notre édition du 21 décembre, page 4.

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