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Fleuve Charente : le bassin se mobilise pour améliorer la qualité de l’eau

Pas moins de 23 acteurs-riverains ont signé un contrat d’amélioration de la qualité de l’eau pour le fleuve Charente, mardi 29 mars à Saintes (17).

Le contrat de reconquête de la qualité de l'eau a été présenté puis signé le 29 mars à Saintes.
Le contrat de reconquête de la qualité de l'eau a été présenté puis signé le 29 mars à Saintes.
© Bernard Aumailley

Au total, c’est presque 20 M€. A mettre dans diverses actions pour améliorer la qualité de l’eau potable dans le bassin de Charente. Plus exactement pour que les deux lieux de captages que sont Coulonges et Saint-Hippolyte recueillent de meilleures eaux. Depuis la directive Eau, la recherche de bon état est une quête permanente, mais cette fois-ci, l’agence de l’eau Adour Garonne principal financeur veut faire cela à grande échelle. Elle a choisi comme opérateur l’EPTB Charente, cette institution interdépartementale qui travaille déjà sur le SAGE éponyme. Et pour que tout soit formalisé comme il se doit, 23 signataires ont paraphé au bas du document reprenant les actions à entreprendre jusqu’en 2019. Cela va de l’Etat, financeur via le Feader (deux préfets pour la cause, Charente-Maritime et Charente), à ceux du syndicat des eaux, de la CdA de La Rochelle en passant par les coopératives, le négoce, les syndicats hydrauliques, Agrobio, la Chambre d’agriculture et la nouvelle Région (autre financeur).
Les captages de Coulonges et de Saint-Hippolyte prélèvent directement dans le fleuve. « Ces deux prises d’eau sont stratégiques pour l’eau potable » souligne le préfet Eric Jalon, « ils ont été classés au titre du Grenelle de l’Environnement, au même titre que 504 autres en France. » Il est vrai que leurs prélèvements sont conséquents : 35 % et 40 % du volume total d’eau potable produit en Charente-Maritime. Ce que cherche ce contrat, c’est à diminuer « les pollutions diffuses » sur le fleuve. Meilleure qualité au pompage, moins de dépollution pour restituer une eau potable de meilleure qualité. Le cercle semble vertueux. La problématique est à la fois qualitative et quantitative, note Christian Grimpret, vice-président de la CdA. C’est l’équivalent de la fourniture de 530 000 personnes sur le littoral, via un fleuve, la Charente et son bassin de 2 500 km2, un bassin d’alimentation entre St-Savinien et Angoulême, quatre affluents, la Soloire, l’Antenne, le Né et la Seugne, 202 communes sur les deux départements.

Lisez la suite de cet article dans la Vie Charentaise du 1er avril 2016 (page 8)

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