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Électricité
Faire le lien entre la terre et les liaisons équipotentielles

Lors de la construction, de la rénovation ou de difficultés dans un bâtiment, il convient de s’assurer de la bonne qualité de la terre et de ses liaisons équipotentielles.

Quelle que soit l'origine des courants parasites, la mise en conformité de l'installation électrique de l'élevage (salle de traite, stabulation, ...) doit permettre d'assurer la protection des personnes et des animaux face aux phénomènes électriques parasites.
© Manuel Perret

Lors de la construction de n’importe quel type de bâtiment, la prise de terre est obligatoire car, associée au disjoncteur différentiel, elle constitue un élément primordial de la sécurité. Elle permet en effet un bon écoulement des courants de fuite accidentelle ou naturelle. Pour la sécurité humaine, sa valeur doit être inférieure à 50 ohms (unité de résistance) dans un lieu humide (salle de bains, cuisine). On préconise une valeur inférieure à 18 ohms dans le cas des salles de traites notamment, pour les animaux qui ont une impédance (résistance) de corps environ dix fois plus faible que celle de l’homme. Lors de sa conception, il est recommandé d’utiliser de la tresse de cuivre nu de section 25 mm2 partant du dessous d’une barrette coupure de terre. La bonne qualité d’une terre est en lien avec la texture et l’humidité de son sous-sol puis la longueur de tresse de cuivre qui sera disposée en zigzag, de préférence sur plusieurs strates.

Des terres à ne pas mélanger

On préconise de faire vérifier la résistance d’une terre environ tous les cinq ans ou lors de difficulté avérée. Cette mesure doit être réalisée par une personne titulaire d’une habilitation électrique suivant la méthode des 62% avec un mesureur de terre. Sa valeur ohmique peut varier en fonction des conditions climatiques, et suite à une très forte décharge lors d’un orage. Il est important de respecter une distance entre les autres terres (terre de neutre, de clôture, ou d’une installation photovoltaïque...) afin d’éviter qu’elle soit en couplage avec ces dernières, qui peuvent être une origine de pollution électrique. Une terre de clôture ne doit jamais être reliée sur une terre de bâtiment ou maison car elle permet, lors de défaut sur le parcellaire, le retour des électrons au poste de clôture. En géobiologie, une très bonne terre électrique doit être éloignée des autres pollutions électriques, placée en zone neutre, en dehors de tout passage d’eau ou faille qui peuvent devenir un véritable «câble électrique virtuel» dans le sous-sol.

Garantir la plus faible tension de contact

Toutes les pièces métalliques, appareils électriques en contact direct (stalle, robot, cornadis, abreuvoir, bâtiment métallique...) ou indirect (treillis, pompe de forage...) doivent être reliées à la terre. La valeur de ces liaisons doit être supérieure à 2 ohms pour l’humain. En élevage, on recommande une valeur supérieure à 0,5 ohms du fait de la faible impédance des animaux. Les connexions par soudure ou par brasure sont à privilégier car elles sont plus pérennes dans ce milieu corrosif. Les cosses et les colliers finissent toujours par s’oxyder ou s’abîmer par la présence des animaux. Lors d’un diagnostic électrique géobiologique, ce sont ces mesures qui sont analysées afin de garantir la bonne décharge des équipements et une tension de contact la plus faible pour les animaux dans leur bâtiment d'élevage.

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