Aller au contenu principal

Exploitantes ou non, les femmes, soutiens indispensables au quotidien

Les femmes jouent souvent un rôle déterminant dans l’exploitation pour apaiser les tensions ou imaginer des solutions. Pauline Pineau, pharmacienne et compagne d’un exploitant, témoigne.

Pauline aide son compagnon sur son exploitation lors des pesées, de la mise à l’herbe,  ou en période de vêlage pour surveiller les animaux la nuit.
Pauline aide son compagnon sur son exploitation lors des pesées, de la mise à l’herbe, ou en période de vêlage pour surveiller les animaux la nuit.
© F.C.

À la Guimaudière, lieu-dit de Verruyes, Pauline Pineau nous accueille dans une grande maison neuve. Elle y vit avec Édouard, son compagnon depuis 15 ans, et leurs deux enfants de 2 et 4 ans. Un lieu familial donc, mais aussi stratégique puisqu’il a été bâti en face de l’exploitation bovine d’Édouard, un élevage de 140 vêlages dont il s’occupe avec son père et associé.
« Il a fait le choix de faire de sa passion son métier. Et j’en suis ravie. Mais quand il s’est installé en 2008, il a investi dans un nouveau bâtiment et a acheté des parts à son père. Du coup, il a bien du mal à se verser un salaire chaque fin de mois, raconte Pauline. Sans mon salaire, nous ne pourrions donc pas vivre dans les mêmes conditions, car nous avons choisi de faire construire et de vivre à deux pas de l’exploitation pour nous assurer un quotidien confortable ».

À 32 ans, Pauline a en effet une profession très éloignée du monde agricole. Elle est docteure en pharmacie et salariée dans une officine. Le monde agricole et l’élevage de Parthenaises, elle les connaît pourtant depuis sa plus tendre enfance. Aussi s’emploie-t-elle activement à soutenir son compagnon dès qu’elle le peut.
Il y a un peu plus d’un an par exemple, elle a découvert qu’il existait des formations pour apprendre à utiliser les huiles essentielles pour les bovins. Passionnée par l’aromathérapie, elle a entrepris de réaliser ces trois jours de formation, puis de convaincre son conjoint d’en tester les effets sur ses bêtes. « Au début, il était sceptique... ».

Sa méthode innovante et entreprenante a fonctionné. Aujourd’hui, son compagnon et elle utilisent fréquemment des sprays aux huiles essentielles. « Cette année, par exemple, nous avons eu de meilleurs résultats aux vêlages. Et nous avons également fait disparaître des problèmes de boiterie chez des taureaux en 3-4 jours, assure Pauline. Cela me permet de partager plus avec mon conjoint et de lui apporter mes conseils ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Les JA du canton donnent rendez-vous, samedi 1er août pour la journée "À la ferme, c'est Marans". 
Tous " À la ferme c'est Marans ", avec les JA 

Ce samedi 1er août, les JA du canton de Marans organisent, pour la première fois, une fête dédiée à l'agriculture…

Incendies en Gironde : pas d'arrivée spontanée !

Dans un communiqué du 27 juillet, la chambre d'agriculture de Gironde, qui coordonne les interventions des agriculteurs sur…

Lundi, une partie des bénévoles était sur le site, notamment pour l'installation de l'électricité.
Les JA s'installent à Saint-Martin-la-Pallu

Organiser une Fête de la Terre, c'est évidemment un grand défi pour les jeunes agriculteurs d'un canton. Ceux de Neuville ne s…

Mélanie Gourmaud et Pierre-Elie Simonnet sont décidés à mettre en place des actions tout au long de l'année pour défendre le revenu des agriculteurs.
Un "nouveau cap" pour la FNSEA de la Vienne
Après la démission d'une partie de son bureau en juin, la FNSEA de la Vienne s'est réunie la semaine dernière en assemblée…
Le festival La Petite Parenthèse se tiendra le samedi 22 août.
Une petite parenthèse, le temps d'un festival

Installé à Persac, le projet porté par Pierre-Vincent Gibaud, avec sa soeur Marie, et deux autres associés, se définit comme…

Une trentaine de Jeunes agriculteurs seront aux fourneaux et au service (photo de l'édition 2025).
Des repas 100 % locaux sur le site

Pas de fête de la Terre sans lien avec les assiettes ! Cette année, il sera possible de manger sur le site à trois…

Publicité