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Enseignement : Cherche apprentis

L'heure de la rentrée des classes a sonné. Après le point sur les MFR dans notre édition du 6 septembre, voici un focus sur les lycées publics du département. Des places d'apprentis sont encore à prendre dans les lycées de Melle, Niort et Bressuire.

L'enseignement agricole public attire toujours autant en Deux-Sèvres. Les effectifs sont stables, dans l'ensemble, à l'EPLEFPA Terres et Paysages Sud Deux-Sèvres, qui regroupe les lycées agricoles Jacques Bujault, à Melle, et Gaston Chaissac, à Niort, et en légère progression au campus des Sicaudières, à Bressuire (+ 15 %, c'est-à-dire + 30 élèves étudiants). Au lycée de Melle, 308 élèves se sont inscrits cette année ; à Niort, 187 ; et à Bressuire, 221.

Mais il reste des places vacantes, notamment en apprentissage. « Les patrons sont en souffrance d'apprentis, va même jusqu'à dire le nouveau directeur de l'EPLEFPA Terres et Paysages Sud Deux-Sèvres, Benoît Dieltiens. Une dizaine d'entreprises de travaux paysagers et autant de maraîchers cherchent des apprentis ». À Bressuire, ce sont surtout les apprentis de l'agroalimentaire qui sont recherchés ; en agriculture, laboratoire et paysages, des places sont toutefois encore à prendre aussi.

Deux « petits nouveaux »

Les nouveautés de cette rentrée, dans le public ? Les enseignements pédagogiques vont pouvoir démarrer à la fromagerie de Melle et le campus des Sicaudières a ouvert un nouveau BTS, le BTS BioAC, pour BioAnalyses et Contrôles ; une ouverture qui a « bien fonctionné », d'après le nouveau directeur du lycée de Bressuire, Jérôme Jacques, puisque le BTS a recruté vingt étudiants. Benoît Dieltiens informe, par ailleurs, que l'exploitation de Chantemerle, du lycée Gaston Chaissac, sera le théâtre, début janvier, des présélections nouvelles-aquitaines aux Olympiades des métiers 2020.
Et il y a aussi deux « petits nouveaux », en Deux-Sèvres, comme disent les profs : les directeurs des établissements publics agricoles, eux-mêmes !

Benoît Dieltiens fait carrière dans l'enseignement agricole, montant progressivement les échelons, depuis vingt ans : de surveillant, il a été enseignant de mathématiques et de sciences physiques, puis proviseur adjoint à Mâcon (71) et à Fontenay-le-Comte (85), proviseur à Le Neubourg (27) et, ces trois dernières années, directeur à Saint-Yrieix-la-Perche (87), avant de prendre la direction de l'EPLEFPA Terres et Paysages Sud Deux-Sèvres.

Jérôme Jacques, lui, était directeur de l'EPLEFPA de Vic-en-Bigorre (65) avant de devenir celui de Bressuire. « Cela fait 22 ans que je travaille au sein du ministère de l'agriculture et de l'alimentation », précise-t-il. Benoît Dieltiens et lui ont donc quasiment la même ancienneté. Jérôme Jacques a aussi occupé différents postes dans l'enseignement agricole, dont ceux de directeur adjoint en charge de la pédagogie, directeur d'exploitation agricole, enseignant en lycée et formateur pour les apprentis. Il rappelle que le facteur de l'insertion professionnelle est supérieur à 85 % pour les diplômés issus de formations agricoles, comme lui, qui est diplômé en horticulture et paysages.

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