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Dossier aviculture : embellie en 2014 sauf pour la dinde et le canard

L’année 2014 a montré des signes positifs pour la production de volailles de chair avec la réduction des charges et une embellie pour le poulet export. Ceci ne se retrouve pas toutefois en dindes et en canards.

© Dominique Poilvet / Réussir

La synthèse des résultats 2014 de l’enquête avicole réalisée par les chambres d’agriculture du grand Ouest vient de sortir. Après quelques années difficiles dues notamment à l’augmentation du prix de l’aliment, du gaz  et des difficultés rencontrées sur le marché du poulet export, l’embellie semble être de retour. Ceci se vérifie notamment au niveau de l’indice de consommation (IC) qui baisse de près de 8% en poulet export et de 3% en standard. Les frais de chauffage baissent également de 3% à 26% selon les productions en lien avec la diminution des prix du gaz qui se poursuit en 2015 et au fait que l’hiver ait été plutôt clément. Il ne faut également pas ignorer l’impact des travaux réalisés dans le cadre des économies d’énergie (renforcement de l’isolation, généralisation des récupérateurs d’énergie, chauffage plus performant) qui participe à cette réduction des charges. L’autre facteur influençant les marges est la rotation des bandes dans les poulaillers qui dépasse les 8 en moyenne en poulets export avec le quart supérieur qui avoisine les 9 lots/an. Ceci se retrouve également en poulets lourds avec 5,62 lots/an en moyenne alors qu’elle se stabilise en poulet standard à 6,39 lots annuels. Ces bons résultats se retrouvent également en volaille label et en bio avec cependant une augmentation de la durée du vide sanitaire de près d’une semaine en bio.
L’indice de consommation est meilleur en poulets qu’en dindes.
Cet optimisme n’est pas la règle pour toutes les espèces et notamment en dindes où la mortalité dépasse les 8% et l’IC les 2,4 bien que la durée d’élevage et les poids à l’abattage aient diminué. Les problèmes sanitaires sont loin d’être maîtrisés dans cette production et des écarts importants peuvent être observés entre éleveurs. La situation est un peu moins préoccupante en canards de Barbarie malgré quelques problèmes sanitaires latents et une augmentation de la durée des vides sanitaires, signe d’un marché difficile. Si au final le solde disponible gagne en moyenne 1€ du m² par rapport à 2013, il faut plus le mettre au crédit de la baisse des charges variables (aliment et gaz) et au renouveau du marché du poulet export qu’à une augmentation des prix de reprises. Un signe encourageant toutefois avec l’augmentation du nombre de bâtiments de moins de 5 ans dans l’échantillon enquêtés preuve que l’aviculture intéresse toujours. Une tendance à confirmer pour les années à venir en espérant que les difficultés rencontrées pour financer de nouveaux projets soient levées.

A lire un dossier de 5 pages dans Agri 79

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