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DNC : la Conf' dit non à l'abattage total

Olivier Brossard et Béatrice Martin ont eu une entrevue avec les responsables de la DDT et de la DDPP.
Olivier Brossard et Béatrice Martin ont eu une entrevue avec les responsables de la DDT et de la DDPP.
© Guillaume de Werbier  

Béatrice Martin, porte-parole de Confédération Paysanne 86, et Olivier Brossard, adhérent au syndicat, et éleveur bovin viande à La Puye, ont rencontré lundi dernier Yves Cerisier, directeur de la DDPP, et son directeur adjoint Ronan Perrotte. L'objet de l'entrevue : s'assurer que les services de l'État, dans le département, étaient prêts "à affronter l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC)" si elle arrivait jusque dans la Vienne.

Faisant allusion à des récentes confrontations avec des policiers dans un élevage du Doubs touché par la maladie, les deux représentants de la Confédération Paysanne dénoncent fermement la stratégie actuelle d'abattage total. Ils se disent inquiets, tout en espérant que la gestion de l'épidémie, si elle était présente en Vienne, soit différente. "Cette insistance sur l'abattage total sert uniquement à conserver le statut indemne de la France pour des raisons d'échanges commerciaux", avance Olivier Poussard.

La Confédération Paysanne 86 a proposé plusieurs revendications à ses interlocuteurs pour une gestion "plus efficace et humaine" : Elle demande la sortie du classement A de la maladie, "ce qui évitera l'abattage total". Béatrice Martin préfère par exemple l'option d'un abattage sélectif, uniquement pour les animaux exprimant la maladie, et la mise en quarantaine des animaux porteurs. Les deux éleveurs défendent aussi l'élargissement de la vaccination dans les zones périphériques des zones réglementées, afin de créer un cercle de protection. La stratégie actuelle est "maltraitante" pour les éleveurs et les animaux, disent les deux syndicalistes. "Avant d'envoyer des forces de l'ordre dans les exploitations, il faudrait plutôt envoyer des médecins pour accompagner les éleveurs ! Quant aux indemnisations, elles sont insuffisantes car elles ne couvrent pas la perte d'exploitation, ni la perte génétique."

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