Aller au contenu principal

Faune sauvage
Deux techniciens à l'écoute des cerfs

Comme chaque année, les techniciens Nicolas Ratel et Gwenaël Pourcel ont écouté le brame du cerf dans le massif forestier de la Coubre. Un exercice mené pour recenser l'espèce et travailler à sa préservation.

Nicolas Ratel (Office national des forêts) et Gwenaël Pourcel (Fédération départementale des chasseurs) ont comptabilisé le brame des cerfs dans la forêt de la Coubre.
Nicolas Ratel (Office national des forêts) et Gwenaël Pourcel (Fédération départementale des chasseurs) ont comptabilisé le brame des cerfs dans la forêt de la Coubre.
© Philippe Brégowy

« Entendre le brame du cerf et le bruit des vagues sous les étoiles...  » Nicolas Ratel, technicien de l'Office national des forêts dans la forêt de la Coubre, savoure la chance qu'il a de vivre dans ce massif forestier de près de 5 000 hectares. Tous les ans à la même période, il effectue, avec Gwenaël Pourcel, technicien à la fédération départementale de chasse, un inventaire du brame des cerfs. 

« Ce n'est pas une obligation mais c'est une nécessité pour connaître l'état de la population et préserver l'équilibre sylvo-cynégétique », indique Gwenaël Pourcel.

 Il s'agit en effet de veiller à la préservation de ces grands animaux... mais aussi à celle de la flore et de l'économie du bois. « Je le répète souvent, pas d'espace, pas d'espèces. » Le comptage du brame du cerf (qui dure environ un mois entre septembre et octobre) s'effectue de façon artisanale. À six reprises cet automne, les deux techniciens ont écouté le cri déchirant du cerf dans différents secteurs du massif et ensuite consigné le fruit de leurs écoutes. « Je restituerai les données aux membres du groupement d'intérêt cynégétique de la forêt de la Coubre », continue le représentant de la Fédération des chasseurs de la Charente-Maritime. Nicolas Ratel intègre aussi ces relevés dans ses documents administratifs. Tous les ans, Gwenaël Pourcel et Nicolas Ratel découvrent des cadavres des cerfs, morts après avoir combattu un congénère pendant la période du brame. Le braconnage existe aussi, malheureusement.

25 cerfs dans la forêt

Forêt artificielle, puisque les pins maritimes (*) ont été plantés au XIXème siècle, le massif de la Coubre se porte plutôt bien mais subit les ravages du dérèglement climatique. La mer avance régulièrement. « Sans cette forêt, nous serions actuellement sous les eaux », estime Nicolas Ratel. Les leçons de l'incendie de 1976 ont été retenues. « Des aménagements ont été réalisés ; je pense en particulier aux routes coupe-feu. Cet été, un incendie s'est déclaré dans une parcelle, il a vite été circonscrit par les pompiers », se réjouit le technicien forestier. Délestée de quelques arbres, la parcelle attaquée par les flammes est devenue une des places préférées par les cerfs au moment du brame. 

Pour cet automne, les deux techniciens ont relevé 25 cerfs bramants (ils en avaient recensé 13 il y a 3 ans). 

Ce chiffre est relativement fiable : « les cerfs bramants se déplacent peu mais il faut aussi estimer le nombre des cerfs qui ne brament pas », précise Gwenaël Pourcel qui organise aussi pour l'occasion des sorties pour le grand public. Les deux hommes tiennent à effectuer un comptage précis. « Il faut préserver l'espèce mais elle ne doit pas non plus être trop présente car cela détériorait la forêt. Nous veillons à réguler la présence des cerfs, chevreuils et biches  » Les cerfs ont été implantés dans le massif par les hommes dans la seconde moitié du XXème siècle. « Cinq ont été implantés ici en 1991 », dévoile le technicien de la fédération de chasse. Sans l'intervention des hommes, on ne trouverait les cerfs que dans la forêt de Chambord.

 

(*) : la forêt de la Coubre est composée à 95 % de pins maritimes et 5 % de chênes verts.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Renforcement des contrôles des mouvements d'animaux en Deux-Sèvres

Dans un contexte sanitaire évolutif en matière de maladie animale, les services de l'État sont au côté des professionnels des…

Pas de concours de Parthenaises au SIA en 2026. Les sélections en ferme devaient commencer la semaine prochaine...
Défections en chaîne pour les concours bovins au SIA

Les annonces ont commencé à tomber pendant les fêtes : les uns après les autres, plusieurs concours bovins…

Méline métois a été sacrée meilleure apprentie cuisinier de la Nouvelle-Aquitaine lors de la finale régionale à Elle représente donc la région au concours nationale ce lundi 12 janvier.
Une apprentie de la Vienne en finale nationale de cuisine

Méline Métois veut devenir la meilleure apprentie cuisinier de France. Elle représente la Nouvelle-Aquitaine à la finale…

La ministre de l'agriculture annonce une série de mesures pour le monde agricole

Suite aux mobilisations du mois de décembre et celles de cette semaine dans toute la France et à Paris, Annie Genevard a tenu…



Le premier rassemblement s'est tenu devant la Cité administrative d'Angoulême, bloquant tout le Champs de Mars, puis à la préfecture. Les convois se sont ensuite rendus sur la RN10 où ils ont déversé des pneus de tracteur, coupant la circulation jusqu'au lendemain matin.
Mobilisés sur la dermatose nodulaire, mais pas seulement...
À l'appel de la Coordination rurale 16, des agriculteurs se sont mobilisés pour des actions de blocage dans plusieurs communes de…
Pour manger la "meilleure galette de la Vienne" il faut aller à Port-de-Piles déguster celle de Justine Bourgeois.
Concours de galettes et fèves gagnantes
C'est la tradition de janvier : la galette des rois. Pour les gourmands, c'est parfois l'occasion de débuter une collection de…
Publicité